Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIHE sor.rALIS1'E ,,st vembre 1708) annula implicitement le précédent en renvoyant l'époque de son e.xécution à « un arrêté subséquent • qui ne fut pas pris. Ledéliarquemenl des Français en Egypte avait décidé le sultan Sélim Ill, déjà mécontent de leurs opérations dans les lies Ioniennes, il accepter coutre eux les,ecours du tsar, el le désastre naval d'Aboukir(l" août 1i08) 11c pouvait que le pousser à la guerre; le 20 aot'lt, il signait avec Paul 1·• une convention en vertu de laquelle l'amiral russe Ouchakov en.trait, le 5 se~tembre, dans le Bosphore à la tête de seize navires qui ,•enaicnl se joindre à la Ootle turque placée sous les ordres de Kadir-bey; il déclarait omciellemenl la guerre à la France le 9 septembre (23 fmctidor); dès le 2 septembre, il avait lait arrèt~r le personnel de l'ambassade, puis notre consul général à Smyrne, l'ancien conventionnel Jeanbon Saint-André. Nous n'avions à Com,tantinople(chap. xv1, S l") qu'un chargé d'affaires, Huffin, et les é,énemcnts allaient empêcher lJescorches, désigné de nouveau (voir fin du rhap. 1x) comme ambassadeur, le 16 fructidor an YI (2 septembre 1728), de rejoindre son poste. Une partie de la Oolle russo-turque se prés entai!, le 16 vendémiaire an Yll (7 octobre 1798), devant Cerigo; après bombardement, une cinquantaine de Français commandés par le capitaine )liche! obtin renl '.:?l vendémiaire-12 octobre), sur menace de se faire sauter, de garder leurs armes, d'être rapatriés aux frais des alliés et - souci qui les honore - la promesse qu'aucune vP,ngeance ne serait exercée contre les habitants de l'ile. L'autre partie de la Oollc était, le 2 brumaire (23 octobre), devant Zante; il y avait là 1,00 bommes, mais leur cher n'eut pas la rnperbe alliturle de Michel et fut traité plus durement (~ brumaire-2;; octobre). Les allié, passaient ensuite à Céphallénie, où lapetite garnison se rendit; à 'l'hiaki, dont le détachement de 2;; hommes, sous les ordres d'un capitaine, put, gr:lcc aux habitants, s'embarquer et all 0 indre Corfou le 8 (20 octobre); à Sainte-Maure qui, après une résistance de quinze jours, capilula le 26 (16 novembre); à Corfou, devant laquelle toute la flotte se trouvait réunie le 20 (20 no,emLrc). Quelques ,aisseaux a,•aient entamé le blocus dès le 15 (5 novembre); mais la garnison allait résister héroïquement. Chabol. se battit sur terre; la frégate le Gb,éreux, que commandait le chef de division Le Joysle, se batlil sur mer. Le i7 pluviôse (5 février 1iOO), les assiégés manquant de tout, celle frégate fut chargée d'aller chercher d, s secours et réussit, après combat, à traverser la Ootle ennemie; mais, quau l elle lut prêle à repartir d'Ancône (12 germinal-!" avril), tout était terminé: . réduite à lu dernière cxlrimilé, la garnison avait capitulé, le 13 ventôse (3 mars}, oblena11l les honneurs de la guerre, son rapatriement sous pron,,•~-e de ne pas servir pendant dix-huit mois, el l'amnistie pour le, haùitanls de l'ile, remise provisoirement aux Turcs. Le Joysle voulant que les préparatil's faits servissent à quelque chose, se. dirigea sur Brindisi, canonna le fort, PL, après quelque résistance, la ville se rendit (20 germinal an Vll-9 avril 1700); malheureusement un des derniers boulets tirés de celle-ci blessa mortelle-

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