IIISTOIRE SOCIALISTE bals, les m~scnrades, les jours gras el jusqu'à la promenade de Longchamp. Les femme~. qui imitent toujours el qui exagèrent tout, furent 5ans pudeur comme euJ •· On !il dans le rapport du Bureau central de Paris du 24 pluviôse an VII (12 février 1709): « certaines feuilles dégénèrent depuis quelque trmps en véritables entremetteuses•, et dans celui du 2 ventôse (20 février): • on est forcé de remarquer que les demandes et annonces les plus immorales del'iennenl de jour en Jour plus fréquentes dans les affiches• (Paris pe11danl la réaction l11ermidoriem1eet sous le Directoire, l. V, p. 375 el 391). A côté de ceux qui volaient le pays, il y avait ceux qui volaient les particulier . Les • agences d'affaires • pullulaient el usaient de la réclame dans les journaux pour augmenter le nombre de leurs dupes. La plus connue de ces agences rut celle que fonda un certain GaHon Rosnay sous le Litre èe « Gymnase de bienfaisance ». Il avail un journal le Journal du GiJmnase de bienfaisance, où 'il déclarait mettre • l'opulence à portée de tout le monde• (n• 13 du 1" thermidor an IV-10 juillet 1700). Au temps des assignats, il avait créé des actions de 800 lil'res qui devaient rapporter à leurs propriétaires, dits• coopérateurs•• de 2400 à 18800 livres. Son but était J"exploilation des gogos par l'annonce de décou1ertes étonnantes qui ne reposaient que sur son idée très arrêtée de remplir ses poches; une de ces découvertes, chimérique alors, malgré la construction, en 1770, de la voiture à vapeur de Cugnot, qui e,l au Conservatoire des Arts-et-~létier,, étail tout simplement la voilure Automobile " sans coursier ui sans guide " (idem); il recommandait, en outre, des poêles en« carton prépar(i el rendu i11comlmstible » (idem). Aprè, la chute des a»ignals, Rosnày a..ail émis de nouvelles actions en numéraire dont les porteurs le poursuivirent en brumaire an V (novembre 1700). Pré1enu d'escroquerie, il s'en tira, le 17 nil'ôse an V (6 janvier 1707), avec · 50 fr. d'amende, dix jours de prison cl la fermeture du •Gymnase•· C'élail pour rien. Quant aux agents du gouvernement, le commissaire du gouvernement auprès de l'armée d'Italie avant Salicell, Ritter, écrivait à Le Tourneur, le ,, ni\•ôse an IV (25 décembre 1795), à propos des • administrations de l'armée• : • Toutes les administrations sont composées, en majeure partie, de lâches déserleu rs du drapeau de la République el de Jeunes gens de la réquisiliot .. Le luxe que ces messieurs étalent est scaodaleu,. li dépose irréfragable'menl de leur friponnerie• (Gachol, La première campagne d'Italie, J70:'> à {798, p. i8). Yers la même époque, un lieutenant de la ro-demi-brigade écrhait au Directoire pour signaler l'esprit anliré1rnblicain et le luxe impudent-des « magasiniers, vivriers, inspecteurs, commissaires des guerres, , elc. • (G. Fabry, Histoire de farmée d'Italie f 795-f 796, l. Il, p. 244). Voici ce que relatait le rapport de police du 28 pluviôse an V (16 février ii07) : • Un seul fait d'administration publique étall agité parmi quelques ci_toyeos qui onl paru en parler avec connaissance de cau1111: c'est l'inlldélilé
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