JIIS'l'OII\I,: SOCIALl!;TE (.llo11itrw· du 8 thermidor an Yll-20 juillel 1700/ adres.~e au, chef,; de di,ision de son département, il disail: • Vou,; voudrez bien sur-le-champ recher• cher les auteurs de ces lrailemenls indignes el me les IJire connallre au,,ilôl ... La République n·entend poinl prodi,;uer Je, ai•ance, dé la for.une à ceux qui se monlrenl aussi dénaturés•· Un arrôté du '.?:ithermidor (12 aoùl), e~ allenda11l • la jouissance de la pension •• accorda au, veuves et au, e11fanls des défcn,eurs de la patrie un secours mensuel pro, i,oirc de::; fr. pour les veuves de soldul. ou sou,-ofOriers, de 10 fr. pour les vemes d·ornciers et de~ fr. pour les veuves de généraux. Ce ful là loul ce que reçurent les défenseur~ de la p:ilrie el leur; familles. Le Direcloirè qui, par su ile de ses embarra~ financier,, avait inlenlionnellement trainé les cho;es en lungueur, était renversé trois moi, après et, à partir du 18 brumaire, il ne lul plus parlé de ce qui leur avait été promis. L'augmcnlalio11 des impôts dont il a été question ùans Je chapitre pré• cédenl ne paninl pa, à suffire au, dépenses; comment n'y au rail-il pas éu d ficil avec les procédés du gounrncmcnlel de ses agents? Le gouvernement enlamail les diverses res,ources par anlicipalion; aYec ,on sy,lème de d ·lé· galions wr les revenus arriérés, pré,eols ou futur,, les impôts qui rentraient n'étaient que parliellemeul louchés par lui, et toutes le, prévisions buûgé• Laires se trouvaient en ddaul. Dans les derniers jours de fruclidor an IV (seplemhre 1.796), les produits de coupes de bois sonl cédés 1l la compagnie Rousseau, chargée de l'entreprise générale des fourrages de l"armée de Rhin-el• Moselle, à Collot, Gaillard el C'•, • rounitiounaires généraux des vivres-,iandcls des armées des Alpes el d'Italie"• à Gouvy pour des fournitures de viandes salées à l'armée des côtes de l'Ocèan, el à d'autres encore. Dans ces trailés on rencontre la formule suivante (Archives nalionales, AF• 111 83): • jusqu"à concurrence d"une somme de l:SO 000 fr. ou e11Liro11 •••jusqu'à concurrence de 600000 fr. e!reclifs ou envirim », qui en clil long à elle seule sur la tolérance du gouvernemenl a l"égard des spéculaleurs, surloul lorsqu·on songe que ceux-ci n'avaienl souvent fourni que pour la moitié ou même le Liers de la somme qu'on leur allribuait. Le il frimaire an V (1" décembrn iîOO), le Directoire approuve un trailé qui cède à Goberl, l.anoue, Barillon eL c•·, entrepreneurs géoér,rn, des fourrages de l'armée du Nord, • le produil des coupes ordinaires de bois qui seront adjugées • dans douze départements; s'ils se rendent eux-mômes adjudicalaircs, ils pourront donner leurs ordonnances en payement; lolal : zéro pour le Trésor. J'ai mentionné précédemment, comme moyen de se procurer du numéraire, la cession à. la compagnie Ragueneau, 1~ 13 frimaire (3 décembre). du produit de la ,enle ~s COUJ)eSde bois, e,1 l'an V, dans di,-sepl déportements. A.u débuL de l'an Vl, le 29 vendémiaire (20 octobre 1707), Je produiL des coupes de bois ordinaires de l'an VI dans seize départements esl délégué, jusqu'à concurrence de 4 millions 800000 fr., à l'entre-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==