llTSTOlRE SOCIALISTE 42î millions 800 mille livres de rente sur le Grand-Livre, qui, aujourd"hui, feraient un capital de 236 millions l'alear réelle, tandis que la valeur o riginaire n'est peut-être pas le ,ingtième de celle somme• 1t. I", p. 284). Par la loi du O vendémiaire an YI (30 septembre 1707 1 que compléta, pour l'organis.1tion du mode de remboursemrnt, celle du :H frimaire (1\ décembre :1!707),les de1u tiers de chaque inscriplion de rentes furent raiés CUI Grand-Li He. Les porteurs de renle perpétuelle devaient recevoir, à la place, de, • bons au pooteur délivrés par la Trésorerie nationale• el admis, p our une valeuc 20 fois ptus grande que le montant en rentes de ces deu, Liers, en payement des 5{'10du prh des biens nationaux payables,• conformément alll lois subsistantes•• avec la delle publique (\'oir première moitié du chapitre xv); de plus, le tiers de l'inscription conservé au Granrl-Livre élail admis en payement des 5, 10 payables en numéraire. Ce, bon< n-.',prinnie nl que le chilfre des deu, liers de rentrs qu'ils remplaçaient el étaient éch angeables contre des biens nalionau, à raison <le :lO fois ce chilTre; rl~s lors, quand on constate que leur cours était, en nivù~e an Vl(di'cembre 1707janvier 1708), 2 livres 16 mu•, et, en germinal an \'l (mars-avril 1708,, 1 linc 18 sous pour 100, cela i:ignifle que telle était la dépréciation, non du c1p ilal, mais clu revenu,ou, en d'autres termes, du ,inglième du capital. i cela n'en dissimulait pas moüB fort mal une banquerùule très réelle pour toutes les in~criptions autres que celle'! si impudemment e,ag(•rées an prn1\t de• f ournisseurs, il ne faul cependant pa-, oublier c1uc, tandis que l'ancien fuHI, rl,ilurail, le 17 nhôse an YI ,6 janvier l,!18:, en lé~ère hausse.;, un p,•u moins de 7 fr., le nouveau ouvrait à la Bourse du 21 nivôse lO janl'ier) à 17 Ir., c'est-à-dire avec une hausse de 10 fr. après la réduction de, dcu, Liers et, le surlendemain, il dépassait le cours de 2; fr. Ce Liers restant prit le nom de • tiers ronsolidé •, avec lequel la loi clu 8 nhôs~ an \'! (~X décembre 1707) aonstitua un nouveau Grand-Livre. L'article 110 de la loi dn O vendémiaire ,oulul au moins garantir le payement des rentes réduites cl des p ensions en leur réservant certaines recettes : • Le produit net des contrib utions adminis!rées par la régie de l'enregistrement, el subsidiairement les autres contributions iuclirecles, sont et demeurenL spécialementa1Tccl6~,j usqu'à due concul'l'ence, au payement des rentes conse-.-véesel pen-ions •· ~tais ce devait être pour les rentiers une garantie plu; nominale que réelle, comme cela avait déjà été le cas avec la loi du 15 ,endémiaire an V (6 octobre 1796), qui avait ordonné « la di~Lraction du shième net de toutes les sommes qui proviendronl de la perception des revenus el contributio ns ordinaires, pour l'employer a11payement des arrérages de rentes el p ensions•· J'ai déjà sigualé la misère des rentiers (On du chap. ~, ). Ges malhc urein, après avoir été payé3 en assignats, pois en mandats, avaient pu espérer, en verlu de la loi du 5' jour complémentaire de l'an rv (21 septembre noo:, toucher un quort de Jeun rentes en u numéraire elTectif •· Hélas! la loi du
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