Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOIRE SOCIALISTE l'Oise), de la Hue, Pichegru, \Villot, du Conseil des Cinq-Cents, Hamel, qui commandait la garde dÙ Corps législalif, Dossonville, le policier devenu le • directeur de la police secrète• des conjurés des deux Conseils (Histoire secrète du Di1·ectoire de Fabre (de l'Aude), t. III, p. 211), et les conspirateur:; royalistes Brolhier et La Ville-Heurnois. Devaient y être transportés par la suite Gibcrt-Desmolières arrNé le 25 fructidor an V (11 septembre 1797) el .J. J. Aym6 arrêté seulement le 16 nivôse an VI (5janvier 1798), tous les deux des Cinq-Cenis. Le 15 prairial an VI (3 juin 1798) sept déportés el le domestique de Barthélemy, évadés, avaient gagné le terr)loirc de la Guyane hollandaise; Aubry cl le domestique moururent peu après l'évasion; les six autres, Pichegru, de la Hue, Hamel, Dos,onville, Willot el Barthélemy débarquaient en Angleterre, les quatre premiers le 21 septembre 1708, les deux autres plus lard. BarM-Marbois el Larron de Ladébal devaient èlre graciés le 6 fructidor an \"li (23 aoOl 1799) el Aymé s'évada Ie_2 brumaire an Vlll (24 octobre iîOO), ce qui démontre que neuf rnrvécurenl à leur déporlalion, alors que M. Taine, rtonl on ,ante tant la documentation, n'en compte que deux dans ce cas (Pierre, 1 S Fructidor, p. xxn). Des co,nmissions militaires avaient été instituées pour juger les émigrés trouvés sur le territoire français après un délai déterminé. • Du mois d'octobre 1797 au mois de mars 1700, c'est-à-dire dans l'espace de 18 mois,.les commissions militaires onl siégé, en outre de Paris, dans 31 villes el prononcé environ 160 conds1mnations à mort» (Pierre, idem, p. xx1v); sur ce nombre, on compte 41 ecclésiastiques » (/<l. p. n-x1v). Quant aux prélres français déportés, il y en eut (Sciout, Le Di,·ecloire, l. Jll, p. 151) 1 4.18en l'an VI et 209 en l'an VII. Tels sont les résullats de la répression, d'après deux historiens fa ,·orables aux royalistes et aux catholiques. Pour justifier son coup d'Etat, approuvé sur le moment par des modérés tels que Benjamin Constant el M·• de Staël, - elle devait trouver plus lard qu'on était allé trop loin; dans ses Considérations mr les principaux événements de la Révolution française, elle a forit (l. Il, p. 182) : « Le changement de ministère et les adresses des armées suffisaient pour contenir le parti royalisle, el le Directoire se perdit en poussant lrop loin son triomphe»; suivant le mol de Lavallette (Mémoires el souvenirs, l. l", p. 235), • elle n·avait pas prévu les proscriptions cruelles qui accablèrent le parti vaincu, mais je o'ai jamais vu une telle chaleur à les poursuivre », - le Directoire dénonça la con spiraCion royaliste et publia, à l'appui de sa dénonciation, divers documents provenant notamment de d'Antraigues. Moreau avait de son côté, le 2 floréal an V (21 avril 1797), après avoir culbuté l'ennemi lors de son passage du Hhin, saisi dans un fourgon de l'émigré de Klinglin devenu général de l'armée autrichienne, une volumineuse correspondance de Pichegru et autres avec le prince de Condé, Wickham, etc. Ami de Pichegru, il ne l'avait pas communiquée au Directoire dont les adversaires modérés evaienl, d'ail•

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