IIISTOlnll SOCIALISTE défensive fut signé à Paris entre la République helvétique et la République française. , )lolhouse était une république indépendante, alliée, je l'ai dit plus haut, de la Confédération suisse. Enclavée dans la ~'tance dont la douane entravait son commerce, elle avait obtenu, en mars 1704, ùu comilé de salut public, non la libre communication pour tous les produits, qu'elle demandai!, mais un régime de laveur pour certaines marchandises déterminées; ce régime dura jusqu'à la fin de 1796. '.\lulhouse négocia alors pour la conclusion d'un traité de commerce ou, toul au moins, pour la conlinualion du régime qui venait de prendre fin. Elle se heurta, de la part du Directoire, à un refus formel el comprit que toutes ses démarches, sauf celles qui viseraient sa réunion à la France, seraient inutiles. Dans ses Études statistiques sur l'industrie de l'Alsace, )1. Charle Grad a reconnu ici l'influence prédominante des conditions économiques, el écrit (p. 179) que Mulhou~e • demanda à être réunie à la France en 1798, alln ùe s'afTranchir des droits de douanes qui gênaient son commerce •· Le principe de celle réunion fut acceptée par un vole, le 3 janvier 1798 et, les c;.ntons helvétiques ayant autorisé Mulhouse à reprendre sa liberté, un traité conforme à ce vole fut signé avec la France à Mulhouse même, le 9 pluviôse (28 janvier); ce traité fut ratifié le lendemain par la bourgeoisie de Mulhouse el, le 11 ventôse (1" mars), par les Conseil, aes Cinq-Cents el des Anciens; la réunion fut célébrée le 25 (15 mars). Genève était aussi une république indépendante, alliée de la Confédération sujsse; les Français entrèrent dans la ville le 26 germinal an VI (15 avril 1798); sou territoire fut annexé à la France en vertu d'un traité s.igné à Genève le 7 floréal (26 avril), et la loi du 8 fructidor an VI (2;; aoOt 1798) en forma le département du Léman. Je terminerai cet exposé des relations extérieures de la France par la mention des dilficullés qui s'élevèrent entre le Directoire el les États-Unis d'Amérique. Leur ambassadeur, James Monroe, qui avait remis ses lettres de créance à la Convention le 28 thermidor an II (15 aoOl 179\), était très bien vu dans le milieu gouvernemental français; mais, rappelé par son gouvernement, il remit se, :ettres de rappel au Directoire le 10 nivO,e an V (30 décembre 1706), au moment où les relations entre Jes deux pays commençaient à élre tendues. Un traité avait été, le 19 novembre 1794, signé à Londres par le représenlanl des Etals-Uni,; il accordait de tel11avantages à l'Angleterre quo sa ratification rencontra certaines résistances en Amérique. Cepe:idant, après quelques modifications, les ratifications définitives finirent par être échangées à Londre1 le 28 octobre 1706, el Washington, président des Etats-Unis, publia et promulgua, le 29 février 17116, ce traité qui reconnaissait, en particulier, à l'Angleterre Je droit de saisir sur les nitlleaux américuins ce qui appartenait ou ce qui était de,tiné à une pulaeanoe a,e~ laquelle elle éta.it en guerre. Quoiqu'un autre article portât qu'aucune de
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==