30 HISTOIRE SOCIALISTE ne pensaient à se conformer strictement à ces préliminaires, chacune d'elles tendant à obtenir de l'autre des concessions plus importante s. Le Directoire songeait toujours à la rive gauche d11Rhin; mais les succès obtenus e n Italie le po11Ssaienl aussi maintenant à vouloir en éloigner l'empere11r el à ne le dédommager qu'en Allemagne. Le gouvernement autrichien tenait par-dessus tout à Venise, el relativement moins à s·agrandir en Allemagne, par crainte que la Pr~sse n'y réclamât à son to11r un agrandissement équil'alenl. Bonaparte, lui, ~spirait à recueillir les bénéfices politiques d'une paix qui apparallrall comme son œuvre; pers11adé que l'Autric he ne céderait qu'en obtelenant Venise, il était prêl à la lui livrer, malgré l'opposition réitérée du Directoire à l'égar<l du1uel il usa de ses procéJés habituels de pression : la menace de sa démi•sioo et l'envoi d'argent. Il y eut des lenteurs calculée~ de la part de la cour d'Autriche qui, après les électio ns de l'an V, escomptait la prise du pouvoir par les royalistes el qu'entretenait en celle illusion la correspondance de Yallèl du Pan, Cependant elle s'ét ait déci 'ée, le 10 septembre, sur la demande du Directoire, à rendre la liberté à La Fayette, Latour-llauhourg el Bureaux de Pusy arrêtés, le 20 aoùl 1792, par les avant-po~tes ennemjs lorsqu'ils fuyai~nl la France débarrassée du roi {l. Il de lllisloire socialiste, p. 1300), enlermés d'abord à M.1gdebourg, remis ensuite par la Prmrn ù l'Autriche el jetés par celle-ci dans les cachots d'Olmütz. Ses espérances ayant été déçues, elle se bàla d'envoyer à t.:dine, où il arri\'a le 5 l'endémiaire an VI {26 septembre ii97), ~on diplom1te le plus renommé, le comte de Cobenzl; Bonaparle était installé, depui;; le 10 fruclidor (27 ao0t), à Pa,mriaoo, à une douzaine de kilomètres à l'ouestd'Udfoe, elles conféren ·es avaient lieu alternativemecl dans ces detll villes. A.près de s pourparlers où Cobenzl el Donaparle firent preuve d'une égale mauvaise foi, fut signé, daté du 26 vencl6miaire (17 octobre), le traité de Campo-Formio, petite localit é entre Cdine el Passariano. Une heure après la siguture du traité, le ~ (18 octobre), à deux heures d11 matin, Mon:;e el Berthier part.aie11t en poste pou r le porter ù Paris. Par le traité ostensible, la France obtenait la Belgique, le, Iles Ioniennes, Cerigo et les établissements vénitiens ea Albani e. L'Autriche recevait l'btrie, la Da!matie, les Iles vérulieones de l'Adriatique el Venise elle-même, clonl le territoire, en T1.alie,était. partagé entre l'Anlriche et la Réput,liqae cisal_pine. Un congres derut être réuni à rtastall, dans le délai tl'un mois, pour déterminel' les conditions de paix avec l'Empire. Par les arlides secrets, rEm~e était beole•ersé : l'empereur aceepuiit que la France eO.t le Rhin pour Crolltière, de IWe l hd.ema&h. saaf rt@{emeot ollérieor avec les princes de l'Empire ~. el la France c008fttal1 l ce que l'empereu.r prtt rarcbevêché de Salzborg et ne porlloa lie la Banère, !l&Dll avaatage correspondant pour la Prusse. Ce traité ne Mlisn t que Bonaparte qui ne se souciail ounement d'une pais danble. Si le Directoire treuHil tu'elle l'était
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==