300 JIISTOIRP: SOCIALISTE traité de Campo-Formio devait agrandir aux dépens de Yenise en la por tant ju•qu·au lac de Garde; quelque temps avant ce traité, les paysans de la Valteline, sujets des Grisons el désireux d'être indéprndanls, s'étaient la issés aller à accepter la média lion de Donaparte qui, le 10 vendémiaire an YI (10octobre 1i07). les enlevait aux Grisons, mais pour les annexer à la République cisalpine. Lo3 renlôsc an VI (:?1 lévrier 1708), à Paris, était signé avec celle république un traité, que ratifiait pour la France la loi du 27 ventôse suiv ant {l7 mars). La Cisalpine élail reconnue « comme puissance libre el indépendante »; cependant il dépendait de la népublique françr.ise de l'engager à son gré dans une guerre (art. 3), el la réciprocité n'existait pas, les trou pes française,, maintenues chez elle à ses frais, pouvant être retirées à volonté par le gouvernement français (art. 7). La formatio~ de la Lombardie en €lat indépendant a,ait permis au Directoire de tourner un article de la ConHitulion. Dès le début de l'an V (oct obre 1î00, des Polonais avaient demandé à servir dans les armées françaises; mais l'art. 287.de la Con litulion de l'an Ill portail: • Aucun étranger qui n·a point acquis les droits de citoyen français ne peut ~trc admis dan s lt's armée.; françaises, à moins qu'il n'ait fait une ou plu,ieurs campngnes pour l'établis•ement de la République •· C'est ce que le ministre de la gue rre, Pcliet, répondit au général J)OlonaisDombrowski, le O brumaire an Y (30 oc, to~re li!JG), el il l'invita à s'adresser à la Lombardie. Le O janvier Ji9ï. une convention était conclue. entre J"administratioo génér~le• de celle-ci et Dombrowski qui, le 20, lançait une proclamation pour appeler ses compatrio tes. Lr 9 février, la première légion polonaise était constituée Il ~lilan, elle c omplait 1127 bommes divi•és en 2 bataillons (Dufou rcq, Le 1·é9ime jacobin e11 Italie, p. 329, note). Dès la fin de J79î, celle légion se dédoublait el, vers le :'O novembre 1i08; l'une des nouvel les légions complait 2 ();,7 hommes el l'autre 2700 (Revue d'histoire 1·édi9ée à l'etat-major de l'armée, numéro de juillet 1003, p. 8:J\. Le Directoire avait été surpris par la sigm1ture du traité préliminaire de L0 oben au moment où il allait s'entendre avec Yenise; si deux de sei me mbres, Carnot, le protecteur ae Donapartc, et Le Tourneur étaient hosti les à Yenise, deux autres, La Revellière et neub.ill, lui étaient favoral)les; le cinquième, Barras, ofTril à l'ambassa <leurvénitien à Paris, Que ri ni, de lui ,·endre son vote. Ce honteux marché, qui pouvait sauver Venise, venait d'être co nclu et approuvé par le gouvernement vépilicn (20 avril ii07), lorsque parvi nt la nouvelle de la convention de Leoben qui compliqua d'aulant plus la situa tion que le Directoire tenait à ménager à la fois l'auteur de la convention, Bonaparte, et l'opinion publique, réfractaire à toute violation du droit de Venise. Avrès quelques hésitations, le Directoire se décida cependant à approuver, par une lettre du 2:; messidor (13 juillet), la conduite de Bonaparte·• no tamrnenl à l'égard de Venise el de Gt'nes •.(llloniteur du l" lhetmidor-HI Juillet).
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