386 lllS'J'OlnE SOCIALISTE tadre de Pl.1111oulhsïnsurgea à son lour; le 20 mai, révolte de l'escadre de la mer du :-ï1,rdqui ~urail pu avoir cle graves conséquences si la 0 olle Cran• t•i-c Cl la flotte hollandaise, son alliée, avaient sn profiler de cell e occasion. La siluat_ion n·apparaissail pas brillante pour l"Anglderro: à la fin de février l,Oî, nous le ~avons, la 13anqued'Angleterre avail dà suspendre ses payements en espèces; l'Autriche, nous allons le ycir, s·ap1 rêtait à conclure la paix. Au~•i, le 13 prairial an V (1" juin), PiLLolîril au Directoire de ret1ouer les ncgocialions rompues; on se mil d'accord pour reprendre l es pourpar• lers à Lille, où ~Ialmesbury arriva le 10 messidor(\ Juillet). Celle fois, o n ne parla pas [ranchemenL de !"annexion de la Belgique, !"Angleterre ne pou,a_il plus arreclcr de défendre les inlérêls de l'Aulriche qui lrailaiL s éI arément avec la l'rance; mais la question n'en domina pas ,n,oins les préo ccupations tl'une manière détournée. L' Angleterre YoulaiL qu'un article d u nouveau lrailé reconnut pleine ,iguenr à loules les clauses des lrailts antérieurs guïl ne modifierait pas rormelle11ent; or la Delgique ayanL été cé dée à l'Aulricbc par le Lrailé d'Ulrèchl{l713), le silence gar,lé, dans le nouv eau traité avec l'Angleterre, sur sa réunion à la France, au rail permis au gouvernement anglais d"en contester à celle-ci la 'possession le jour où il au rail eu la pos,i• bilité de le faire avanlageuscmenL. La France, de son côlé, réclamait la renonciation de !"Angleterre à Ioule hypothèque à elle donnée par l'Autriche sur la Belgique en garanlie de ses subsides. Dans les • inslruclions • rédigées par T,tlleyrand pour Treilbard el 13onnicr, le 2:, fructidor an Y (J! seplemhre 1797),où sont indiquées les diverses conditions de pait el notamment • l'abandon de l"hypoLhèque sur la ci-devanL Belgique •, on lit: • Le DireclOire n'entend pas se déparlir de• celle condition (Jlallain, Le ministère de Talleyra11d sous le Directoire, p. 41). Là élail l"obslacle ; ne rnulanl ni l'aborder franchement, nj transiger sans arrière-pensée, ou se mon lra inlransigeanL sur des points dool on se souciait beaucoup moins. Nos plénipotenliaires, qui élaienL, au débuL, Le Tourneur, :llareLel Plé\ille-Lc P ellcy qu'on devait, pendant les négociations {voir le chapitre suivant) nomme r minislre de la marine sans le remplacer à Lille, étaient, à la fin, 'l'reilhard el Bonnin. La rupture se produisit comme à Paris, le 2•• jour complémenLuire cle !"an V (18 septembre 1707), ~lalmesbury quitta Lille où les plénipotentiaire s !rançnis reslèrenl, sans le voir revenir, jusqu'au 25 vendémiaire an VI (16 oc tobre 1707). Peu de temps après, la Dotle hollandaise de l'Jmiral de \Violer, mouilîée dans les eaux du Texel, leva l'ancre pour tenter une descente en Angleterre. L'escadre anglaise de l'amiral Dun~an chargée de surveille r les mou• vemenls de celle 0oLLe,se porta au-devanL d'elle, l'atLeignlL non loia d'Egmond, à la hauteur du village de Camperdwin (U octobre 1797); ce Celun dé• rasLre pour les Ilollandais. C'étaiL le moment où lé manque d'argent décidallle Directoire (commencement de vendémiaire an )'1-lln sepLem!Jr e) à dtlsarmer un certain nombre de navires français et Il en céd" d'autres au rom_
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