Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

340 HISTOIRE SOC! ALISTE tembre) et, après une lutte inégale, Jourdan élail de nouveau battu, le 17 (3 septembre), aux environs de.celte ville. Durant le mouvement de retraite de son armée, Marceau tomba morleJlcmenl blessé, le3• jour complémentaire de l'an IV {19 septembre 1796), à Herschliach, près d'Allenkirchen; il mourut le surlendemain, il avait 27 ans. La conduite des généraux autrichiens en celle circonstance fui digne d'éloges; ils rendirent un hommage mérité au jeune général républicain. Lt' 4' jour complémentaire (20 septembre), la division de Marceau repassait le Hhin à Bonn el le reste de l'armée de Samhreel-Meuse franchissait la Sieg. Le 3 vendémiaire an V (24 septembre iî96), Deurnonville était chargé de remplacer, à la tête de l'armé<>,Jourdan démissionuaire. Une tentative des Impériaux contre le pont de Neuwied, fortifié par les Français, échoua les 29 el 30 vendémiaire (20 el 21 octobre) el une longue période d'inaction allait commencer. De son côté, Moreau avait continué à avancer sans connallre le départ de rarchiduc; lorsqu'il l'apprit, il était bien lard pour opérer une diversion favorable à Jourdan, avec lequel, d'ailleurs, Mor~au ne s'entendait pas. Le 7 fructidor (24 août), l'armée de celui-ci Iraversait le Lech, cl la plus grande partie, rassemblée vers Augsburg, défit La Tour à Friedberg. Mais Moreau, sans nouvelles de la France et de l'armée de Sambre-et-Meme, craignit que l'archiduc, qui était décidé à ne se retourner contre lui qu'après avoir chas,é Jourdan, ne manœuvràl sur ses derrière,; il crut prudent de regagner le Rhin et commença sa retraite suivi par les llllpériaux de La Tour, inférieurs en nombre. Ceux-ci le serrant de trop près, il ,e décida enfin à les attaquer, le il vendémiaire (2 octobre), à Diberach et remporta une victoire complète. Il pénétra par le Yal d'Enfer dans la Forêt-Noire; le-21 (12 octobre), Saint-Cyr, el bientôt le reste de l'armée, r·ntra dans Friùou,·g. A la suite de plusieurs combats, Desai., repassa le Rhin à Vieux-Brisach, ce que faisait. à son tour Moreau. le 5 brumaire (26 octobre), par le pont de Huningue. A la fin d'octobre, la communicalion élail rétablie avec 1';1rmée de Sambre-et-Meuse. Les Autrichiens assiégèrent le r.. rt de Kehl el Huningue. Défendu par De,aix, le forl de Kehl céda, le :?O nivôse :,n V \9 janvier 1797), après deux mois de tranchée ouverte, la garnirnn emportant loul, m~me 1ds palissades, et ne laissant qu, des décombres, au point que les Autrichirns demandèrent où était le fort. Huningue fut lhré dans les mêmes conditions, le 17 pluviôse (5 fénier), après convention conclue le 13 {1" lévrier): • La garnison, a dit Jomini (l. IX, p. 221}, se relira cou,•erle de gloire, ne laisrnnt aux assiégeants que des monceaux de terre •· Cet évènement termina la campagne sur le Rhin, l'Allemagne était évacuée. Le 15 nivôse an V (4 Jan\'ier 1797), il était décidé que Moreau Joindrait, au commandement en chef de l'armée de Rhin-et-Moselle, crlui de l'armée de Sambre-el-Meuse: Deurnooville retournait l la tête de l'armée du Nord. C'est le 12 veptt)lae an IV (2 mars 1700) que fuLacceptéleadémlselonde

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