Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

llJSTOJI\E SOCIALISTE pie (.\rchives nationale~, \\· 3 :m), e,plique ce qui nt échouer ce projet : rt1rgcnrc de réparations dans le local occupé par Buonarroli, Darlhé el Didier, ayant obligé à déplacer les trois prisonniers, ceu,-ci dcmandèreal avec tant dïn•i~lanCI' à occuper de nou,eau le même local quïls éveillèrent les soupçons; de ltl, une suneillance plus aclive el ·1a découverte, le 9 thermi • dor (27 Juillet, ùes préparatils (l'évasion. Le 13 fructidor (30 aoûl), à deux heures cl demi,~ du malin, Babeuf el seize de ses co-détenus quittaient le Temple, dans des voilures grillées construites e,près, pour être transférés à Vendôme où ils arrivairnl le 1:5 (l" septembre) à cinq heures cl demie du soir el où déjà d·aulrcs prévenus élaie:il arrivés. C'élaienl·les bfllimenls de l'abhai e rie la Trinité - aujourd'hui caserue de cavalerie - qui devaient senir de prison au, accusés el de local à la Haule Cour. Qnelqnes jour, après leur arrivée à Yendi\me, leurs parlisans lom~aienl à Paris dans un piègr lcn,lu par Barras pour détruire le parti avancé. Une certaine agilalion avait persisté à Paris après l'arrestation des Egaux; les palric,tes ébauchaient des projets pour les sauver;• deu, amis• de Barras, d'après Buonarroti (1. I'•, p. l!ll, noir), les poussèrent à se rendre au camp de Grenelle cl dislribuèrenl de l'argent aux soldats, quelques officiers alicclèreul d·ètre disposés il marcher contre le Directoire, le, patriotes se lai~sèrenl convai11cre. • Le ra,scmblcment des patriotes dans la plaine de Grenelle, dil Bauùol dans ses Noirs liisloriques (p. 211), fut une machination du ministre de la police, Cochon Lapparent, et du directeur Barras contre les patriotes méconlcnls cl malavisés. Cochon el Barras employèrent .\léhée comme agent provocateur •· Dans la soirée du 2:! fructidor an 1V (!J septembre 1706), ils se pré• senlèrenl au camv pour fraterniser avec les soldats el se porlèrenl, en particulier, vers la tente du cbef d'escadron Malo, commandant du 21• régiment de dragons composo d'hommes de l'ancienne légion de police: Malo qui élail censé favorable à leur des ein, les chargea; beaucoup furent tués ou blessés dans cc guet-apens, 132 rurenl arrNés. Quel a\lail été le nombre des assalllanls? • Environ 200 hommes ... se porlèrenl de sui le à la lenle du ciloyen Malo•• d'après le rapport de Cochon, ministre de la police; le régiment de Malo « élail attaqué el ~urpris p ir environ ',00 hommes», d'après le rapport fail au général en cher de l'armée de l'intérieur par le général Foissjlc-Lalour commandant de la I'" division; on avait eu affaire à" un corps de brigands armé, au nombre de 6 it îOO », ct·après un ~remicr message du Directoire aux Anciens cl aux Cinq-Cents; " 7 ou t!OObriga11ds viennent de se montrer •• d'après le second message ùu Directoire aux Cinq-Cents; el ces documents si concorJanls étaient Lous les quatre datés du 21 fruclidor-10 septembre (Mo11ileur du 26 el du 21) fruclitlor-12 el 15 septembre). Le gouvernrment fil opérer de nombreu~es arreslallons de palrlole~ et une commission militaire siègeanl a'UTemple prooédaparfournées:elle prononça, le troisième jour com,,lémenlaire (Hl septewbre), 1:i coodamnallooa

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