Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOllrn SOCIALISTE ci-dessus ~ur • le repos du néant • et sur ce qui reste, une fois le " eorps re11ùu,, la terre, ; le passage de la lettre à sa lemme sur « la nuit éternelle » rapporté à la fin de ce chapitre; el ces deux cilalions : "pi-illres, c'est-à-:Jirc charlatans, imposteurs » (n° 5, Journal de la libel'té de la presse); ... « les hommes les plus estimables cl les plus distingués tribuns. Le juif Jésus-Christ ne mérite ciue n,édiocrement cc titre • (n• 33, Tribun dtt peuple). Les démocrates dont la lellre à Lepelclier signalait l'odieuse altitude, avaient inco11Lestablemenl le droit de ne pas partage,· les théories de Babeuf, ils avaient le droit de signaler les divergences dïdées entre eux el lui; ils n·avaient pas le droit de l'insulter el de le calomnier. El quand des hommes ont eu la lâcheté de commettre certain·s actes, quels que soient ces hommes, ils ne doivent pas échapper à la flétrissure qu'ils méritent; tôt ou tard, il faut que leur mémoire porte le poids de lïnfamie devant laquelle ils n'ont pas eu la propreté de reculer. N"ont-ils pas été immondes les Louvel, les Héal, les Dubois-Crancé? Louvel, en écrivanl dans la Sentinelle, le 2:l floréal an IY(i2 mai 17!)()) : • le démocrate Babeuf n·esLqu·un royalisle déguisé»; le 20 (15 mai): « il ful jusqu"aux aJJproches du :H mai un arislocrale furieux», • il est ... un agent des p,-inces et de l'étranger. El remarquez bien que je ])ensais ainsi do }IJral, d'lléberl el de Lous les brigands de ce genre »; le 2 prairial (21 mai) : « déjà l'on en sait assez pour être convaincu que c'était bien un mouvement royaliste» ;-1\éal, bientôt défenseur de quelques accu;és devanl la Haule Cour el ruLur sc1·1•ileur de 1'Empire, non conlenL d"avoir dit de Dabeuf dans le Journal des Patriotes de 89, le 29 floréal (18 mai), • son funeste génie » el« ses maximes immorales el exterminatrices», en approuvanl, le 30 (Hl n,ai), Louvel quand il « démontre avec autant crespril, de courage(!) que de raison que Babeur est un royaliste •, en ajoutant : « oui, Babeuf esl l'homme cle l'étranger; oui, c'est l'homme des rois • el, le 8 prairial (27 mai), • voilà doue encore ce misérable qui, côte à côte de Carrier, s'avance vers l'immortalité! Babeuf obtenir un nom, une mémoire! Babeuf, un grand coquin! En vérité cela seul devrail dégolller les brigand; du crime! » - Dubois-Crancé, en injuriant dans l'Ami des lois du 23 tloréal (14 mai) el en insinuant: « le coup qui a frappé Babeuf a rele11li toul du long de la chaine jusqu'à Londres, et voilà encore c1uelques milliers de guinées consommées en pure perle •· Si on excepte l'hos])ilalité donnée à la prose de l'ignoble Méhée dans son numéro du 2 prairial (21 mai), le Journal des hommes libres fut relalivemenl modéré dans sa réprobation en blâmant, l!! 27 floréal (16 mai) « les conceptions e~travagautes de Babeuf», eu inséranl, le 2'J floréal (18 mai), la lettre de l'adjuJaul g~néral Parein qui désavouait• cc grand complot aussi absurde qu'inexéculallle sous tous les rappo1·ls », el on défendaot ses amis, sans que oela f1H exact pour tous, de complicité avec Babeuf, Le gou vernemeot tenall avant lout , évijer, rat-ce devaot une commlasion Înllilaire, IJ)ut déllal public Il Paris; j'en voi• la pre,,ve dan• u ,e letlre

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