24 Hl~'l'Olll8 SOCIALIST!.; profondément ce qui était. Contre la Loute-puisrnnce du comilé ile salut public on imagina, dès le ii thcrmido1· (20 juillet); le reno11velleme11tpar quart chaque mois, avec l'inéligibililti penrlant un mois des membre;;sorlanls; mais ce comilti élail maintenu. On abrogea, le H thermidor (1" aoùt), la loi du 22 prairial {10juin) el on prit le 23 (10 aoOl) diver;;es mesures relatives au tribunal révolutionnaire rendu moins dMavorable aux accusés; mais on conserva un tribunal consacré au jugement des atîaires politiques et les jugcanl sans appel. Le club des Jacobins fermé le 10 thermidor (28 juillel), put se rouvrir le lendemain; il en fut quille en se livrant à une nouvelle manirestation de la manie jacobine de l'épuration : il s'épura celle fois au èt\triment des robespierristes, après s'<llre si souvent épuré à leur profil; mais il resta républicain, sans que ses flottemen ls entamassent en rien sa prélcnHon à la rii::idilé des principes qui consistait rléjà à Nre surt0ut sévère pour les autre,. Le personnel de;; administrations, au lieu d'être composé de robespierri,tes. le fut de thermidoriens; le nombre des comités révolutionnaires fut res'reint. mais on en maintint un par district (7 fructidor -24 août); on limila la durée des missions {26 thermidor-13 aoù l}, les représentants en mission l'urent changés, mais le syst1lme des missions subsista. A la Commu11e de nobespierre succédèrent deux commission~, l'une « de police administrative• et l'autre • des contributions publiques • (14 fruclidor-31 aoùl), et celles-ci, comme celle-là, furent nommées et non élues : on imitait dans sa ~60ance de la grande ville celui qu'on traitait de tyran: dès le O thermidor (2î jnillel), neuf citoyens avaient été désignés par le, comité~ de salut pnhlic et de sùrelé générale pour exercer provisoirement« les fonctions administratives de police• et, le 27 thermidor(i4 aoOt), on leur avait adjoint hnit ~utres citoyen;, parmi lesquels Bodson (Révolution française, revue, l. XXXIII, p. 233 el suir.), un thermidorien d'extrême-gauche qu'on ne garda là, d'ailleurs, que jusq11'au H fructidor (31 ao0.1) et que nous retrouverons plus loia. Quaol à la garde nationale, le commandement général ful simplement fractionné (1() lhennictor-6 aoOtJ. En définitive, le gouvernement révolutionnaire dout le décret du 19 vendémiaire an li (10octobre 1793) avait consacré l'existence c provi;oire • et qu'avait organisé celui du 14 frimaire an 11 !(4 décembre 1793), allait subsister. Si la morl de Robespierre ne fut tout de suite, aux yeux des thermido• riens, que la.fin de l'accaparement du pouvoir par un homme, el non le point de départ de corrections essentielles à apporter àce pouvoir lui-même, il n'en fut pas ainsi pour la masse ouvrière parisienne dont je signalais tout à l'heure la satisfaction el l'espoir. Aussitôt après la mort de nobespierre, qpelques sociétés populaires avaient été réorganisée,. S'étaient notamment très vite relrou• vés nombreux dans la grande salle d'un bâtiment de l'Archevêché, dite des électeurs, entre Notre-Dame et la Seine, -c'est là qu'on avait procédé aux élections en 89 - • les vrais amis des Droits de l'Homme •• selon l'ex pression
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