Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

30G HI STOIHE SOCIALISTE autre de lïnstruction nécessaire pour son bonheur; l'instruction doit être commune. • 10. Le but de la révolution est de détruire l'inégalité et de rétablir le bonheur de tous. « 11. La révolution n'est pas finie, parce que les riches absorbent tous les biens et commandent exclu si rement, tandis que les pauvres travaillent en , éritables esclaves, languissent dans la misère et ne sont, rien dans l'Etat. « i2. La Constitution de 1793 est la véritable loi des Français, parce que le peuple l'a solennellement acceptée; parce que la Convention n'avait pas le droit de la changer; parce que, pour y parvenir, elle a fait tusiller le peuple qui en réclamait l'exécution; parce qu'elle a chassé et égorgé les députés qui faisaient leur devoir en la défendant; par.:e que la terreur contre le peuple et l'influence des émigrés ont présidé à la rédaction et à la prétendue acceptaliou de la Cooslilution de 1705, qui n'a eu pour elle pas même la quatrième partie des suffrages qu'avait obtenus celle rie 1793; parce que la Constitution de 1793 a consacré les droits inaliénables pour chaque citoyen de consentir les lois, d'exercer les droits politiques, de s·asscmhler, de réclamer ce qu'il croit utile, de s'instruire et de ne pas mourir de filim, droits que l'acte contrerévoluti31111airede f70:, a oÙ,ertement el complètement violés. • 1:3. 'rout citoyen est tenu de rétablir et de défendre, dans la Constilution ùe 1 î!l3, la ,·olonté et le bonheur du peuple. • t \. 'l'ous les pouvoirs émanés de la prétendue Constitution de 179;; ,ont illégaux et contre-révolutionnaires. « 1;:;. Ceux <1uiont porté la main sur la Constitution de i793 sont coupables de lèse-majesté populaire. " Dans un rapport du 22 au 23 germinal (U au i2 avril) à l'état-m3jor de !"armée de l'intérieur (recueil de M. Aulard), il est dit que cc placard « a été applaudi de la plupart de ceux gui l'ont lu, notamment des ouvriers•· Quant au Manifeste des Égaux souvent cité, il ne fut connu que par le procès el nuonarroti (t. I", p. 1f5, noie) nous a expliqué pourquoi : • Sylvain Maréchal, a-t-il écrit, rédigea le fameux Manifeste des Egaux, auquel le directoire secret ne voulut pas qu'on donnât 'aucune publicité, parce qu'il n'ap- . prournit ni l"e-xpression : • Périisent, s'il le faut, tous les arts, pourvu qu'il « nous resl~ l'égalité réelle t • ni l'autre : • Disparaissez enfin, révoltante « distinction de gouvernants et de gouveroés. •Il« n'aurait peut-élre jamais vu le jour, sans la publicité qu'a bien voulu lui donner le tribunal•• avait déjà dit Babeuf dans sa défense (Advielle, Histoire de Gracchus Babeuf, t. li, p. 52). Les journaux que faisait répandre le comité secrel, étaient le Tribun du peuple et l' Éclaireur d11peuple fondé par Duplay, l'ami de Robespierre, et qui eut, du i2 ventôse (2 ma~s) au 8 'noréal (Z7 avril), sept numéros. Ces journaux, du reste, ressemblaient plus à dee ilroehures d'aclualllé

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