UISTOIHE SOCIALISTE contesta amicalement Dahcuf, al'CCdes arguments qui n'avaient et ne pouYaie1;tavoir aucune l'aleur sériruse, basé; qu'ils étaient forcément sur ries conceptions dépourvues de réalité. Le 13 plul'iô,e (2 février 1700), un nou- ,eau procès de presse élail, sur la plainte du ministre de la Justice, intenté à Dabeuf à propo~ de son n• 39 que j'aurai à mentionner tout à l'heure au sujet de la question financière; sa retraite n'ayant pas été découverte, au grand désespoir du ministre Merlin qui s'en plaignait amèrement au bureau· central du canton de Paris (Archives nationales, F 7, 7160), on arrêtait, le 16 ,(:; février}, rn femme et, pour se venger de n'avùir rien pu tirer d'elle, on la jetait, sous prétexte de complicité, !J. la Petite Force, rue Pavée, en race de l'entrée actuelle de la rue des Rosiers qui n'était pas alors percée jusque-!~. Les patriotes n'avaient pas tardé à comprendre l'insuffisance des réunions soit dans les Jardins ou sur les places, soit dans les ca'é;; aussi reconstituèrent-ils, à la fin de brumaire (novembre), une société populaire; l'organ'- salion définilive eut lieu le 29 (20 noven,brr), sous le litre de• Société de la réunion des amis de la République"· On se réunissait chez un ami, le traiteur Cardinaux, locataire de l'ancien couvent de Sainte-Geneviè\'e, devenu bien national, dans la salle qui avait été le réfectoire des moines et qui est aujourd'hui la chapelle du lycée Henri IV; le nom habituel de celte société lui vint du monument près duquel elle siégeait: on l'appela communément • Socil lé du Panthéon•. Le nombre de ses membres, dont beaucoup avaient fait partie des Jacobins, augmenta en frimaire et, dès la fin de ce mois {décembre), les réunions étaient très suivies. On y réclama presque aussitôt l'application du décret attribuant des terres aux défenseurs de la patrie (l'Oir chap. 111 el xvm) el, clans rnn n• 38 (On cle nivôse an IV-janvier 1700), B ,beur mentionnait la pétition rédigée à cet effet. D'abord bien disposés pour le Directoire, ils se retournèrent contre lui quand ils virent notamment que rien n'était rail pour améliorer la situation de la masse à Paris el enrayer les manœuvres des accapareurs. Trois quarts de livre de pain par léle et par Jour, demi-livre de viande tous les cinq Jours, telle fut la ra1ion la plus élevée à Paris (Ti-ibun du 71c11ple, n• 40, el recueil d'Aulard, t. li, p. 691) jusqu'au 1" ventôse an IV (20 février 1700), date à laquelle les cartes qui donnaient droit à cette r;•lion, tout au moins à pri[ réduit, ne furent, en vertu de l'arrêté du 10 pluviôse {8 février), laissées qu'aux in ligenls. Comme l'écrivait Babeuf dans son n• 40 (5 venl0se-24 féni,•r) : • Hélas! tout le monde esl indigent d'après ce régime-ci, excepté la poiicnée d'agioteurs cl de coquins qu'il protège •· Pour les faubourgs, la question des subsistâoces était l'unique que,lion. Comme Je l'ai déjà noté (milieu du chap. v1), la population ouvrière parisienne, bien que peu portée à la ,ympalhie pour Robespierre, avait eonstaté que le régime de réaction politique ne lui était I as favorable; elle en vint à regretter celui qu'elle n'avait pas défendu, el ce regret eat penlslant.
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