Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

I 282 Il ISTOI RE SOCIALISTE dans les assemblées el souvenl si imporlants: les sièges étaient• séparés les uns de~ autres ", les places tirées au sort chaque mois, nul ne pouvant • en aucun c1s el sous aucun prétexte, occuper pendant le mois un autre siège que c,•ltri qui lui élail échu •· Les cinq membres du Directoire devanl élro choisis par les Anciens sur une liste rie 30 membresdre,sée parles Cinq-Cents, ceux-ci inscrivirent en ti!le de leur liste La Revellièrc, Reubell, Sieyès, Le Tourneur, Barras, en queue Cambncérèsetau milieu 4Anoms inconnus. Les Anciens, tout en se plaignant d'un procédé qui leur forçail ln rpain, éllrent, Je 10 brumaire (1" novembre), les cinq premiers. Ce jeu recommença pour remplacer Sieyès qui avait motiv6 son refus sur • la conviction in lime et certaine•• mais non durable, de n'être • nullement propre au• ronclions ùu Directoire eiécutif •; dc.s dix noms proposés par les Cinq-Cents, tous élaienl lnconn us sauf ceux de Carnol el de Cambacérès. Le 13 (4 novembre;, les Anciens nûmmèrent Carnot. Les directeurs s'installèrent au Luxembourg, où la manie du protocokl et du panache allail engendrer un cérémo11iul el ùes co,tumes ridicules, conformes, d'ailleurs, ù l'espril et à la lettre de la Constitution de l'an IH. D'après celle Consliluliou, il devait y avoir ùe six à huit minislêres; la loi du 10 1rodémiairc an IV (2 octobre 170u) en a1ail étaùli six. Furent nommés ministre,, le 12 brumaire (3 no1embre}, Merlin (de Douai) à ln justice, Benezecb à l'inlérieur, Charles Delacroix aux at!aires extérieures, le général Auberl du Bayet à la guerre; le leodeœaio, Truguel à la marine et aux colonies; le 17 brumaire (8 novembre), sur le refus de Gaudin, Faipoult aux finances. Le i9 plu1iôse (8 février), le portefeuille ùe la guerre passait d'Auberl du Bayet à Peliet. t;u septième minislère, celui de la police générale, fut cré.6par la loi du 12 nivôse an IV (2 jarllier 1796). Les directeurs, le 14 brumair,e (5 novembre), adressèrent au peuple une proclamation d,ms laquelle ils affirmaient leur • ferme volonté u de , conrolider la l\épubliq ue • et de • livrer une guerre active au royalisme •· C'était bien là la politique à suil'rc; mais la largeur d'espril qu'elle exigeait manqua aux modérés, qui ne tardèrent pas à revenir à toutes leurs étroilesses de parti oonservateur ou rélrograde suivant les circonstances. Nous al'Oos vu que les événements de Veodémiaire anient entrainé la libération des.patriotes. Parmi ceux qui furenl reltchés avant l'unnlJlaie du 4 brumaire était Dabeu!. Nous l'avons laissé {ebap. ••) au momenl de son incarcération à Arras, Le 2" ventôse ao Ill (i.5 mars 1795), dans la maison d'arrêt dite des Baudets. D6ji'li'l celle époque, il avait une notoriété qui pouua les palrioles détenus à entrer eo relations avec lui; tel fiat bientôt Je cae de Charles GermaiJJ, de Narbonne, ancien li.euleoanl de hussards, locareéré en floréal (avril) dans une autre prison d'Arras. li él&IL cepeadanl lalenlit 181 détenus de communiquer avec le dehor11, et B11heurae plalgmlt de iiette lolerdictloo, le 10 gerwioal (8 avril), à ,on 111Ri Fouché dan■ WU! let!N oil il

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