IIISTOllll\ SOCIALISTE En germinal an Ill (mars 1;0;;), avait eu lieu à nambouillel la première vente publiqur: en l'an IV {1i06), le pri, moyen fut 6-'t francs par bélier cl r-2 franc~ par brebis; en prairial an V (mai 1707), i93 hOles étaient vendues au prix moyen de 71 francs par bélier et de 107 francs par brebis. Le troupeau restait composé à ce moment de M6 animaux el on estimait à t,000 ou 5000 le nombre de ceux de race pure mérinos existant en France chez divers cu!Livateurs ;Décade philosopltique, i0 thermidor an V-28 juillet i797, l. Xl\',. A la Yenle de l'an VII (1799), qui • a peu difTéré des prix de l"année précédente •, le bélier alla de W francs à i05 cl la urebis de 60 à 110, alors que, pour les espèces indigènes, il élail rare que le prix par tête dépas!>(H:?0francs {Annales de l'agricu//ure, 1. V, p. 338). Une loi du 2 germinal an Ill (22 mars no;;) avait décidé l'établissement de sept dépôts d'étalons; en l'an VI (1708), il n'existait encore que deux véritables haras avec étalons et juments, celui de no,ières, près de Nanc)', el celui de Pompadour dans la Corrèze, et quatre dépôts d"étalons, au Pin (Orne). à Bayeux, à Yersailles cl à Angers (Annales de t·a_qriculture, t. I", p. 1,0'. Un projet de réorgani~alion des baras fut présenté, le 28 fructidor an YI (14 septembre 1708), aux Cinq-Cents par Eschasseriaux Jeune. Par un arrêté du 27 messidor an Y (15 juillet t797), était prescrile l'exécution de me;urcs destinées à prévenir la contagion des maladies épizo,- tiques; on ordonnait notamment la déclaration des cas de maladie et la dési11fection des étables. Enfin, la loi du 19 vendémiaire an YI (10 octobre 1797,, en déterminant le mode de distribution de~ secours et indemnités à accorJer à raison des perles occasionnées par la guerre el autres accidents imprévu~, tels que grêle, incendie, inondations, épizooties - fonds pro,·enant d'une loi du 10 prairial an V (29 mai !797), et partie des centimes additionnels de la contribution roncière qu'une loi du 9 germinal an V {:?9 mars 1707) avait alîectée à cet usage - rut le point de départ d'un nouveau système d'a~sislance. Pour l'agriculture comme pour les divers sujets trnilés dans ce chapitre, j'ai, en poursuivant ce travail, acquis la conviction qui deviendra,jele crois, c~lle de lout lecteur impartial, que la période de 179; à 1800 fui, à tous les points de vue, une période d'élaboration, réagissam souvent contre les principes de la Révolu lion, mais ayant, en fin de compte, contribué dans une très large mesure à l'organisation de la société capitaliste el préparé tout ce dont on fait haùiluellement honneur à Bonaparte. A celui-ci, la période de 1780 ù li90 laissait • le plus magnifique ensemble de documents qui aient jama's été à la disposition d'un législateur • (Emile Acollas, il/a1111elde droü civil, 1. l", p. xxnn, note); il devait uniquement, en utilisant ces matériau 1, les dénaturer el aggraver encore !'couvre commencée de réaction contre les idées de la grande période révolutionnaire.
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