HISTOIRE SOCIALISTE raison de ritliculiser, non l'élévation à une situation meilleure de gens partis ,le rien, mais le plagiat par ceux-ci des habitudes de la classe qu'ils supplantaient. L'obstacle, d'ailleurs, à tout renouvellement de l'art a été celle tendance simiesque de la bourgeoisie, ce snobisme la poussant à contrefaire la noblesse, à adapter le présent à un passé servilement copié. Le mouvement cle rétrogradation de l'art vers l'imitation de quelques antiques était né, sous l'influence des esthéticiens, avant 178\l. Beaucoup de destructions imputées au •vandalisme> des révolutionnaires, n'ont été que le résultat de l'étroitesse d'esprit des dévots de cerlaines statues de l'antiquité; un mauvais iculpleur, Espercieux, ne proposait-il pas (Journal de la Société ,-,'publicaine des a,•ts, n• 6, du 5 prairial an 11-2; mai 1îll4), en parlant des LaLleaux flamanùs, la proscription ou, suivant son mot, • la soustraction de ces peintures ridicules» (p. 333)1 « Je ne donnerais pas, disait-il, 24 sols d'un tableau flamand • (Ibidem, p. 330), où il ne voyait que• des magols qui sont à l'espèce humaine ce que Polichinelle est à l'Apollon • (ibidem, p. 333). Le but de l'art n'a plus été Iïnterprélation de la nature directement étudiée, mais le pastiche de ce que fut celle interprélalion i1 y a plus de deux mille ans. Ce qui est vrai, c'est que la plupart des hommes poliliques de la fin du du-huitième siècle, avec leur marolle des républiques grecque et romaine provenant de l'adaptation des idées nouvelles au go0t dé l'antique né avant la Révolution, contribuèrent à accélérer la réactioc artistique dont David fut le grand chef el dont son maitre, Vien, encore vivant, avait été un des promoteurs. L'oubli se fit autour de Greuze et de Fragonard; ils assistèrent, méconnus, au friomphe de la nouvelle école dans les Salons qui, redevenus annuels à partir de l'an IV, se tenaient alors au Musée du Louvre. Le Salon de l'an IY et celui de l'an V eurent lieu au début de l'année révolutionnaire {1?05 et 1700) el ceux de l'an VI el de l'an VII à la fin (17\lS et 17\lll), de sorte qu'il n'y eut pas de Salon en 17\l7. C'est dès 1795 qu'a commencé l'envahissement des Salons par le portrait. On eut de David qui mettait heureusement dans ses portraits la vie qu'il chassait de ·1a « grande peintnre », divers portraits-par exemple ceux de son heau-lrère Seriziat et de M·· Serizial - et sa 11/araîchère, en nœ; il achevait en 1708 (Décade philosophique du 30 vendémiaire an VII-21 octobre 1798, t. XIX. p. 182), son tableau, des Sabines qui est, non certes son chef-il'œu,re, mais son œuvre. la plus systématique comme cher d'école. De ses élèves, je citerai: Gérard avec son Bélisaire (1795), son Portrait d'lsaf>ey, ~i remarquable (1700), et sa P•yché et r Amour qui mit la pâleur à la mode (1708); Gros avec uu de.- sin du géuéral Bonaparte, en 1700, et un portrait du général Berthier, en i708; Girodel. avec une D,,maé en nœ, les Quatre Saisom, pour le roi d'Espagne. et une 001n-elle Dmoaé peinte par 'vengeance t;}ntre une aelrice. 111"' Lange, en 1700; habey, avee ses lll!Diatares el, en 11œ, UD desôiD de genre iulime, la Barque.
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