Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

19J HISTOIRE SOCIALISTE Je Conseil prononça « l'ajournemenl indéfini•· Pendant l'an V (1796-97), les deux premières écoles cen Irales de Paris eurent• environ chacune 300 élèves• {Ibid., t. IV, p. 349) d'après un compte rendu sur l'an V précédemment cité à propos des écoles primaires, ainsi qu'un rapport sur l'an VI, d'après lequel les trois écoles centrales de Paris comptaient à celte époque • environ ii20 élèves • (ibid., l. IV, p. 735). Suivant les renseignements fournis par l"Almanacli national, il y avait 74 écoles en exercice dans le reste de la rrance actuelle. Celle de l'Ain, à Bourg (voir l'élude citée plu, haut de J. Buche), fut inaugurée le 1" nivôse an V (21 décembre 1796). n·après le bulletin de la Société d'agriculture du Gers déjà mentionné à propos de l'enseignement primaire, celle d'Auch comptait, au début de ran YII (automne 1798), « une centaine d'élèves »; il y avait, « près de cette école, un pensionnat entrepris et dirigé par deux proresseurs •, c'est-à-dire une possibilité dïnternal. Dans l'Jndre, à Châteauroux, l'école, au début de l'an V (fin 1700), ouvre avec !rois cours seulement; ce ne fut que dans le courant de l'an VII (1709) qu'on pourvut, non à toutes, mais à quelques-unes des chaires vacantes; le 8 nivôse an V (28 décembre 1796), il y a rait 24 élèves. Un pensionnat ayant été organisé «-moyennant une rétribution de 42;, francs par an et par élève», il comptait 20 élèves en brumaire an VII (novembre 1798), ce qui porla le nombre des élèves de l'école centrale « à une cinquantaine environ " (La Révolution française, revue, l. XXXIII, p. 241). Celle d~ Loir-et-Cher fut établiP-il Vendôme où rancien collège avait persisté: mais si le nombre des pensionnaires avait été de i30 à la fin de 1792, de 110 en juin -lî93, de 70 seulement à la fin de cette dernière année, il était tombé à 18 en ran Ilf, par suite de l'élévation du prix de pension motivée par la dépréciation du papier•monnaie. LP, règlement de l'école centrale fut arrêté le 3 thermidor an IV (21 juillet 1796) et deux anciens professeurs du collège ayant, en vertu d'une décision municipale du 24 brumaire an V (14 no• vembrc l796) approuvée par le ministre dés Finances le 1.2germinal suivant (1" anil i797), obtenu d'acheter le matériel du collège, ouvrirent un internat dont les pensionnaires suivaient les cours de l'école centrale qui fut bientôt pro,père. (Ch. Métais, ouvrage cité au sujet de l'enseignement primaire). L'école ùes Hautes-Pyrénées, inaugurée officiellement à Tarbes le i5 fructidor an IV (i" septembre 1796), « devait déjà être en activité avant • celle inauguration (Canet, Essai cité plus haut, p. 38); elle pârvint à se maintenir malgré certaines difficultés matérielles, malgré surtout la concurrence de ceux que,.le 20 brumaire an VII (iO novembre 1798), le président de l'administration départementale appel~it • ces spéculateurs avides qui voudraient étouffer dans les jeunes cœurs le germe précieux des vertu~ républicaines • (Ibidem, p. 59-60).

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==