HISTOIRE SOCIALIS.TE iû9 on sait {cbap. x) qu'à partir de l'an XII (1803-1801) certaines restrictions nou• velles seraient entrées en vigueur. Le formalisme administratif qu'il ne raut pas confondre avec la correction - on en eut la preuve dès le début - et la puissance des bureaux commencèrent à se développer dans celle période; ce fut l'œuvre, en grande partie, des réactionnaires à qui on les livra el qui s'y fortifièrent. On y entra gràce au favoritisme, on y resta gr:l.ce à la servilité envers les chefs directs; la seule qu1lité exigée fut une belle écriture, lt la grande joie des« professeurs d'écriture• qui ne devaient pas larder à se multiplier (Ertmond el Jules de Goncourt. 1/istoire de la Société française sous li' Directoire, édilion de 180:>, p. 185, 186 el 188). " La bureaucratie, lit-on dans un rapport présenté par Duplan lier aux Cinq-Cenls, le 2 fructidor an YI (19 aoùt 1708), est devenue, pour ainsi dire, un pouvoir qui brave souvent l'autorité suprême du gouvernement, et dénature à son gré ses intentions et ses bonnes volontés•· En matière de lravaut publics, il y avait beaucoup à faire; mais on s'en tenait aux bonne, intentjons. " li y a en France plu, de six mille lieues de poste (un peu plus de 23000 kilomètres), sans comprendre les roules sur les• quelles les postes ne sont pas établie, •• disait Besson dans un rapport au Conseil des Cinq-Cents le 27 fructidor an IV (13 septembre 179ô). Les répara• lions n'étant pas exécutées à temps, le, dégàt, s'ajoutaient aux dégâts, les sommes nécessairPs devenaient plus considérable, et, par cela même, plus dif[!ciles à Lrouver. On avait beau retarder le payement des ingénieurs et des employés. on manquait d'argent pour les plu; urgents travaux d'entretien. Les opérations de voirie entamées à Paris à notrd époque, en dehors des travaux déjà décidés et plus ou moins activement poursnivis, n'eurent pas grande importance, et plusieurs des nouvelles rues furent ouvcrles par des spéculateurs après achat de biens nationaux. En suivant l'ordre des arrondissemenls actuels, nous trouvons (Nomenclature des voirs publiques et privées de Paris, par Beck) clans le 2", en l'an Ill, la rud de l'vrl-,\fahon et la partie avoisinante de la rue de llanovre, percées par Cberadâme sur le, terrains de l'hôtel du maréchal de llicbelieu; en l'an V, la rue Lulli, par Cottin, sur le terrain de l'ancien hôtel de Louvois, et le passage, puis rue des Colonnes par Baudecourt; d'autre part, dans notre période, on inséra assez fré- . quemment, dans les actes de vente des biens nationaux parisiens, une clause obligeant l'acquéreur soit à percer certaines rues, soit à livrer gratuitement le terrain nécessaire à leur percement; ce furent les décisions de la « commission des artistes• qui déterminèrent alors les rues à ouvrir : l'art. 2 de la loi du 4 avril 1793 sur la vente des grandes propriétés nationales portail que • des experts• seraient rbargés de lever les plans de ces propriétés et de tracer les divisioos les plus avantageuses; dès le mois de juillet suivant, était établie, pour remplir ce rôle d'experts à P.iris, une commission d'artiste, dont aucun texte ne régla l'organisation ou le, attributions; elle prit d'elle-même
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