Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

1\8 Il !STOi Il E S<JCIA LISTE , ien pour les autres, a toujours été la règle des modérés. Cependant, ravant• ,eille (!:? octobre), si la Convention avait rapporté la disposition du 5 prairial an 1111~~ mai Jiû;,) ordonuanl (chap. vn) la mise en jugement de Darère, Uillaud-\"arenne el Collot d"llerbois, - le nom de Vadier fut omis, comme on le cons1atera au Con,cil des Cioq-Ccnts, le 16 brumaire an V (6 novembre lill!l) - cr n·avail été que pour remettre en vigueur celui du 12 germinal (J" anil) qui les condan111ail à la déportation. Le :?3 (!.j octobre), l'arrestation de l'agent royaliste Lema!lre était annoncée et il était voté qu'il serait traduit devant une coinmission miliuiirc. Le2t, {16octobre), décret d'arrestation contre deux Comenlionnels, ll.ovère el Saladin, à juste raison suspects de royalisme, el, le 30 (22 octobre), contre Aubry el Lomont. Ge même jour, après un rapport de llarras sur la journée du 13, l'asse111ùlée nommait une commission de cinq membres, parmi lesquels Tallien, • chargés de présenter de~ mesures de salut public•· La veille {21 octobre), à la suite d'un rapport tardif de Chénirr sur les assassinats du Midi, éuiit décrétée la destitution des maires el p,ocu reurs, juges et accusateurs, qui n'avaient pas dénoncé el poursuivi los• auteurs cl complices des assassinats commis rar les compagnies de Jésus, les compagnies du Soleil el autres associations royalistes •· Les républicains avanc6s étaient d'avis de ca55er les dernières élections faussées en très grand nombre par les manœuvre, dos royalistes, el le bruit courut qlje, sur l'initialhe de Tallien, la commission des Cinq allait proposer celte mesure. L'intervention de ce misérable redevenu républicain pour délourn cr de lui des soupçons justiflés, donnait beau jeu au modéré Thibaudeau qui, le 1" brumaire (23 octobre), rattaquail, disant à ses collègues: • S'il y a eu une réaction après le Il thermidor, n·est-cc pas Tallien qui l'a créée et exécutée? • et on ne parla plus de casser les élections. Le 3 brumaire (:.>3octobre), une loi, par ses six premiers articles, exclut, jusqu'à la paix générale, de tou le fonction publique, les émigrés et leurs parents, sauf quelques exceptions déterminées, et ceux qui, dans les dernières assemblées primaires ou électorales, avaient participé à des motions séditieuses. Par les articles sui vanls, était ordonnée rexécution immédiate des lois de 1792 el de 1793 contre les prêtres sujets à la d6porlati6n ou à la réclusion; à condition de n'y jamais rentrer, • tous ceux qui ne voudraient pas vivre sou; les lois de la République•• étaient autorisés à quitter dans les trois ruols le territoire français. ~nftn, le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795), après avoir décrété que, • à dater du jour de la publication de la paix gé11érale, la peine de morl sera abolie dans toute la République française •, que la place de la llévolution s'appellerait « place du la Concorde • el la rue qui est la rue Royale actuelle • rue de la llévolulion », qu'il y aurait amnistie pour tous les rails relatifs à la llévolution, sauf pour les événements de vendémiaire et excep. lion faite dr.s prôtres déportés ou sujets à la déportation, des fabricateurs de

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