13\ lllSTOlllE SOCIALISTE composée des cilo) ens ou de leur, fils en étal de porter les armes, était, par cela mi·me, basée elle aussi sur le cens; elle élisait ses olflciers. L,•, deux Conseils, le Directoire, les commissaires de la 'l'résorerie, le, adminislrateurs ùéparlemenlaux el municipaux se renouvelaient par fractio11 - un Liers pour les Conseils, U!l cinquième pour le Direclofre - chaque année. Saur les juges, les hauls jurés et les commissaires de la Trésorerie' toujours rééligibles, les divers autres élus, y compris les élecleu1s nommés par les assemblées primaires et les orDcier!t de la garde nalionale, après avoir e,c1·cé leur; fonctions pendaul un certain temps, élaienl astreints à uno période dïn(•ligibililé. Si l',,rticle 353 portail : « :'\ul ne peul être empêché de dire, écrire. imprimer el publier sa pensée•• l'article :i;:;;; pré,oyait aussitôt la limitation de la lilJcrlé de la parole et de la presse en dhanl: • Toute loi prohibitive en cc genre, ,1uand les circonstances la rendent nécessaire, esl essentiellement pro- , boire el n·a cl'elTd que pendant un an au plus, à moins qu"elle ne soil formellement renouvelée•· Les• wciélés particulières s·occupaol des queslions politiques • n·étaienl tolérées qu' a,,et beaucoup de restrictions. Mais, par l'arlicle 3i4, étaient rassurés sur lïrré,ocabililé ùes ,entes des biens nalionau, ceux qui les avaient acquis souvenl au quart de leur 1·aleur réelle, parfois au prix d ·une seule année de revenu. Toutefois, la bourgeoisie dirigeante n'était µas encore cléricale; la liberlé des cultes était reco,,nue; nul, ajoutait la Conslitulion, • ne peul être forcé de contribuer au, dépenses d'un culte. La l\épublic1ue n'en salarie aucun », et « l'affiliation à toute corporntion élrangère ... qui e,igerait des vœux de religion • faisait perdre la qualité de ciloyeu. A peiue le projel de Conslilulion déposé, des patriotes avaient proteslè contre son esprit, de nature à enorgueillir, •crivail l'auteur - Antonellr, d'après lluimarroli (Conspiration pour l'égalité, t. l", p. 58) - des Observa· lions sw· le droit d~ cité (p. 5,, • ces propriélaires el ces ricbes déjà trop i11sole11lset trop forl• par leurs propriétés même, et par leurs richesses •· De ,a pri-on d'Arras chap. xi11> 8Jbeu( proleslail, les 17 el 18 fructidor (3 el 4 ;eplembre), dans deu, Jeures ad,·essées aux démocrates, " à l'armée infernale •, contre le système des deu, Chambres, contre le fait qu'il n'y aurJil plus • cl'insliluleurs salariés par la nation • (voir chap. :u, s 4) et surtout contre la r,·,lriclion du droit de sulTrage et le rélablissement ~u cens : « D'après celle t:on,lilution, tous ceut qui n'ont point de propriétés territoriales et Lousceu, qui ue savent point écrire, c'est-à-dire la plus grande partie des Français n'auront même plus le droit de voler dans les a,semblées publiques. Les riches et les grns d'rs prit seront seuls la nalion. On ne nous enlève cependant pas ce droil i111mé<liaterne11t à nous tous qui avons comballu pour l'aoéaolissemeut du l e,cla,agc. J\lais on ,·eut qu~ chacun de nous. en mourant, diee à ses fils: )le, eurants ... nous a,ons détruit la nobles~e el les privilégiés pour
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