Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

2 lliSTOIRE SOCI.\LIST!s pN,i,t,•r; or, il celle époque r,>111mc à 11ï,111iortoquelle autre, il y avait, tout au moiu.,. pour l'a,·rnir, un a,antage immense nu maintien de la Répuhliqur, q11oiq11Prelie-ci eùt eu n(•re,,airement alors à abriter l'é\'olulion grandhE«nle ,,u capilali,11H'. Le st·cpliri,me et l'ironie de rer tains sur la v3le11rromp 1(• • fic la fN1111•mo11archi11ueet de la forme ré'pul1licaine sont un indic,• cle rnyupir polili•I'•~ !1Jr,1u·,1s n,• constituent 1>asde, puravents commoMs 1,our I ,;1 .. ~imult'r, en rqmbliqtw, tl'imn~ouables compromb~iuns. en monarchie, la ,up(•riorité pcnihlc, ,emhlc-l-il, à a1ouer de camarades ,·o.,ins. La cau,e dirt·cle de la l'hute de 1~!Vpubliqur a eV• la fàclwuse extension , 1 ,nn~e au rt•t:dmc de h 'r, rrt•ur; mab rt•llc e,Lt'nsl,in n·a été que la con ... éq11cnrc d.-rnièrt', dans un mili~u speci,ll, lies dhb'.on:; du parti rCpuLlicain r1c,·cnucs irréd11ctilJl1)s; rl dlt>s h,. 1·rd",·iend1·011l d1aque f11i.; <111e la conc~ption de l'inlèrN gi•n,•ral !-l de l'intérêt l1icn cntenrJu de chaf'nn >C lrouwra ob,curcie par la race ùc !lomin,·1 • ar lïmpati,·uce de, arnLition, pe1- ~011nflle.;, par la. ridit-ulP Jl:l'::-iHn ffelrc en é,iJ,·nc,~, par le" ra1u·unc:- implal'able~ d<'s~anilé:5 ,Ji'·çw•~ ou ,)('::; :l\ iùités i11a'.'-..u11, ies. Le recours il Ja Tent•ur trou,c ~on C.\JûÎl'ali JII tian~ l.l ~ilualion de la France mt•n.1cè,\ à l'jnlêricur, menacé!• it l"e\l(·rie11r, .1~1111l, de tous IPi cùtè~ à la fob, a fairt' fart' :nL\ plus gra,~t!~ périls .. \11 dt1.lan:;, au dehors, les royali::.tes, criminellement ;,llic, à l'étraua:cr hoslilt•, étaieut acharnés ü saper le, la l'rance n•pulJJic ,ine ne 1ouvait vine qu·,·n frappant lt•ur:; chef,, qu'en retenant par la craiote ceu, qu, ;i,ah·11L 11t~::, ,cl1l'tlc ...de tle\Cflir leur.!'\complicc:S; elle ne pou, ait Yivre qn·cn supprimant cc11x<Jni s'efforçaient d,• la tuer. El la Terreur qui n'aurait eu tt11c11nc ('\CU"iC :--i le gouvernement re, olulionnairf avail di8posé d'aulrt\ .. lllO)Cns rtc nwltrbrr Ir, forces déchatn\'e, rontre lui, la Terreur r,t justifie• Llnl qu,•, dans :;es application,;, elle n'a été qu'un fait de légitime dé(c11,c i111'i'ninhlt•, le ras clr lr•gilimr dofense étant le seul qui pui-,1• autoriser à dunner la mo,t à un Nrr humain. L'interN m~mc de la cause qu'on a en raison dr vouloir défendre à tout prh, e,igeait qu'on n'all:U pn, au delà. te régime dr la Terreur au rail dO, au point de vue de l'humanité comme au point de vue du succès, n'être inquiétant que pour les ,•nnrmis déclarn, du noU\el ordre des choses. o.,, lor,, il aurait dtl êlre appliqué dans des limites telles - frappant impitoyablement les chefs, menaçant tous ceux 11uise laisseraient aller à les remplacer, épargnant les advers.1ires qui s'ab5tcnaienl de prendre part à la lutte - que le, indifférent, se ~enli•senl p-.r lui ra,surés contre leurs maitres de la ,·eille dont le, manœovres devaient de,·cnir pour eux la seule cllo•e à redouter Malbeureoscment, ce qui était un moyen de défense, le seul moyen de dofen~e erncace contre des atlaques mortelles, fut exagéré, au lil'u d'être restreint le plus possible; ce moyen de défense fut, en outre, lraD!lformé en moyen de gouvernement, en moyen d'éloulTer des oppositions n'ayant rien de menaçant pour le nouvel ordre des choses.

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