Jean Jaurès - La Convention

u1-,TOII\" sor.1 \Ll'iTE rc,lera 1uilti jusqu"à cc que le peuple ail r,'cunrJlib se; llroih d écra,é 1,, 111:- Ii,111. La faction, c"était le p1rti dantoniste 011il, arr.,0 taic•nt de confonrlrc Roh •spierre. \ïacenl ùénonce la conspiration dcl'hili1,p •,un. l,• Uounlun cl,•l'Oi-e, ck Chahot, • plus profondément ourdie, plu, à 1·1aindrc que ccllt, cle llri.--ot». El il fait appel à la guillotine pour épouvanl~r les facliru, l'l les lrallre,. Carrier ,c lève pour rlénonccr rt10micide pitié qui tkman,]e c,,m1,te maint,'nanl aux patriotes du sang royaliste qu'ils ont Yersô r,our la l\évol"- tion : « J'ai ëtt"• ('[ra~·f-. en arrl\·a~L à JaConvenlioo, des noun:1.auxvi:;;a~e'- q 1c j'ai aperçus à la ~lu ntagne, des J ropos qui se li enncnt à l'oreille. On ,ouùnil, Je le Yois, je le sens, faire rétrograder la révolution. On ,'apitoie sur le sort ùc ceux que la justice n 1Lion1le frappe du glaive de la !oi. Si un homme c,t r ndamné pour ùes ùélils étrangers à la rérnlulion, ifür cœur nage clau, 1, jo'", ils le suivent au ,upplice; mais si c'esl un conlrc-rérnlulionnaire, leur rœ11r rn ,erre et la douleur lrs ,u!Toque. liais rsl-il un délit plus grave que celui rie conspirer contre son pays, d'exposer ,les milliers d"lt,,mmes à une mort c1•rta·ne '! )> El il I issr échapprr une prole,tation e!Trayaute, lè cri ùe colère du hon OLivrier auquel on prend ~on outil : • Le5 monstr2s , ils YO't•lraicnt briser les échafaud-;! " .\lais, citoyens, ne !"oublions jamais, rru,-là ne ,eulent point de ~uilloline qni senlrnl qu'il, sont dignes de la guillotine. Cordeliers! ,ou, vou!Pz faire un journ:tl maraliste; j'applaudis à votre i léc Cl ,'t rntre enlre 1,rise; mab celte ,li!;ue contre les efforts de ceux qui ,culent tuer la République est de bien faible ré,is lance; Tinwrreclion, une sriint~ in,urrcction, voilà ce que rou., r/evc; opposrr aux scélérats. • Cordeliers, société populai°J'c, vous dan, le cœur desquels a toujours hrùlé le feu sacré du palriotis·11e. soyez toujours les amis de la n,;rnlulion; wi lez, démHgucz le, traitres qui voudr.iienl vous anéantir. el la République im ,él'i,sablc sortira viclorieusc el rayonnante de gloire ùu milieu des combat, qu0 ses ennemis lui !il renl dr toutes parts. » Carrier fut très applauù i. Il n'ava,t pas nommé lloùe;pierre; mais c·esl à Robe~pierre surtout quïl pensait. llélJert, san!c'·~ nommer, 1,, dé,igne Jlllr des allusions un peu l"Oilées d'abord, puis directes et menaçantes : • You, frémirez quan<l vous connattrez le projet infernal de la faction; il tic11l à plus de branches, â plus cl'ilut:vidus que vous ne (e croye; ro111m(mes : eellr f,,ction est rel/, qui veut sauver les complice., de Bl'i<<otl,es soixante-six royalistes q11itous 011tcommis les mêmes crime<, qui, f)flt co11séq,,enl, dofoenl de même monler à l'échafaud. Pourquoi veut on le; so:i-- lraire au supplice? C'est que les intrigants se sen lent dans le cas de la m·'-:nc punition; c·est que d'autres intrigants veulent ralli~r autou,- d'eux ces ,·,.yawùs, a{ill de réqner sur e11x-mêmes et d'at"Oir autant de crt!atui·es. »

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==