Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCL\.LISTE si cc que vou, appelez le )larai, ùtail m<'IL1c,•ptr ,ous, le )larai- fèrail alliance, pour ,c sauver, avec la farlion de, induli-:enls; el ,uus auri1·1.fortifié celle-tique vous prétendez Youloir détruire. " El il fil e,clure de, Jac.1hins Sainte, el 13ri,·hel. mon,icu,· 13richel •, co'llmc rlil àpremenl nobespierre, sans doule p•,ur répondre au, hébcrlisles qui alîcclaicnl de l'a;,pcler. lui. « monsieur Robespierre •· En vain, 13richtl prot,•,ta contre • le despoli,me d"opinion •· Toutes les foi, que Robespierre prenait une de ces vigoureuses oiîensi1•es qu'il préparait p1r une tactique patiente cl $Ouple, les Jacohir.s se relrouvaienl avec lui. )lais l'e,agéralion de~ Cordelit'rs redoubla : cl llallel nous apprend que le len,lemain • Paris fut tapissé de placards inflammatoires contre Robe,picrre, où on le dénonçait sous le caracl~re d'un tyran. A aucunP. j.)t1riode de sa faveur il n·avail cssuy6 une bourras1ue ,i publiqut>, indice de sa décadence cla~s l'opinion, à la fin de Janvier ». La mise en liberté de non-in, de \'incenl el de Maillard, conlrr lesquels le Comité de Silrelé générale déclare ne poinl lrouYer de charges, loin d'apaiser l'hébertism•', l'exallc el l'enflamme. li sail ou il croil qu'al'ec de l'audace il emportera l•)ul. D'ailleurs, ni Grammont, ni Lapallu, ni bien d'aulrt•s ai::enb ,iolenls de l'hèberli-me ne sont relàché,. Quand donc cessera !"oppression des patriote,? Robespierre pres,enl un combal à mort. El il prend po<ilion à h Com·ention par son di•cour, du ;; fe1rier, dirigo à la fois conlre le dantoni;meel contre l'hébertisme, contre la faction des in lulgenls qui, en pl!'in combat, clemandenl la protection sociale pour les ennemi,; de la patrie el assas,i11<'nl les révolutionnaires ùe • leur douceur parricide•, el contre • les faux révolutionnaires• qui déconcertent s ins ce,;s~ par leur rléclamalion el leur fureur le tral'ail ulilc, les mesure, d'organi•ation el de salut, el qui paradanl sans cesse« aimeraienl mieui u,er cenl bonnets rouges que de foiré une bonne acliJn •· Dès lors, il est résolu à frapper des deux côtés à la fois; il s'insl~lle sur une h~uleur âpre el d'où il pourra balayer loul l'horizon. JJmai; il ne pourra alleindre la démagogie héberlisle s'il n·a pas rassuré Lous le;; patriote,, Lous les r6volulionnaires contre la poliliq ue de défaillance Lr.,tlresse des indulgents. El il déclart! la guerre aux uns elaul autres. )lais que de sacriOces, que d'épreuves va impo,er cc double combat! nobe~pierre a le pressentiment aigu de son rôle lerriùlc. c·esl 1,,i qui va être chargé de distribuer la morl à sa droite el à •a gauche. C'est lui qui va équilibrer l'écb:ifaud; il se sent devenir le centre de gravit6 de la guillotine, el, épuisé de tranux, ile tulle<, de rnuci$, malade des premh'res allcinles portées à •a popularité el des respomabililé, qu'il assume, il sent ses forces dé:aillir. Aprè:1l'e!rorl ùe son discours à la Convention, il est ob:i.;é de s'arrêter, el, à parlir du 9 février jusqu'au ta mars, il ne repara1l plu, au~ Jacobins. Il ne va pas non plu, à la Conveulion. Coulhon, dc.nl la santé est dé- ,;

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