J '&8-i II JS'l'OIRI~ SOCIALISTia: portion 11ombreuseet intéressante de ta société; LlS né,·OLUTIONS 001 s.: soNT PASSÉES UF.P('lS TROIS ANS, ON'T TOUT FAIT POUR LES AUTHE$ CLASSES DE ClTUY1.NS; PHF,SQl.il~HII-:'.\ ENCORE roun LA PLUS N't;CBSSAIHE PEUT~ÈTRE, POUR LES ClTOYE~S l'HvLÉTAIRhS DO~T LA seULE fROPRtf:TÉ EST DANS LE TRAVAIL . .. L,, /éodalité est détruite, mais ce n·est pas pour eux; car ils ne possède11tl'ie11da11sles camµagnes affranchies. « Le., contributions sont pbts justement 1·éparties, mais, par leur pau• Vl'elé même, ils éta1e11tpre,que inaccessibles à la charge; pour eux, le sou• lagement est aussi presque insensible. • t:,:galité civile est ,·établie, mais l'instruction et l'éducation leur manquent; ils supportent tout le poids du titre de citoyen; ont-ils vraiment aptitude aux !immeurs auxquels te citoyen peut prétendl'e? « Jusqu'ic, l'abolition de la gabelle est le seul bien qui ait pu les atteindre, car la corvi'e n'existait déjà plus, et momentanément ils ont souffert par la clw·té de.s denl'ées, par le ,·atenti~sement dtt travail et par l'agitation inséparable cle, tempète.s ,,olitiques. « Ici e;t la 1·évol1t1,ondu pauvre ... mais ,·évolution douce et paisible, revolutiun qui s·o;,ère sans alarmer la p1'op,·iété et sans offenser la justice. Adoptr: les enfants des citoyms sa11Spropriété, et il n'existe plus pour eux d'indigence. Adopte= leurs enfants et vous les secour·e=dans la portion la plus chère de lem· être. Que ces jeunes arbres soient t,•ansplantés dans la pépinière nation,ile; qu'un même sol leur fournisse les sucs nutritifs, qu'une culture vigoureuse les façonne; que, pressés les uns contre les autres, vivifiés comme par les ,·ayons d'un astre bienfaisant, ils croissent, se déve· loppcnt, s'elancent tous ensemble et à l'envi sous les regards et sous la douce influence de la patrie I • Voilà le plan que Lepellelier de Saint-Fargeau médilail el dessinail en ces mois tragiques de c:écernbre 1702 el de janvier 1793; cl quoique ce noble cl vigoureux écril n'a il ()té communiqué à la Convention el au pays que le 13 juillet 1703, quand Robespierre en donna lecture à la tribune, il apparlienl à celle première _période elîervescenle el créatrice d'idées, qui précède le 31 mai. Si Lepellelier n'avait pas été frappé le 20 janvier par le couteau de PMis. il esl probable qu'il aurait publié son plan avant la fin de janvier. JI s'y était appliqué rtè, le premier jour de la législature el son frère nous apprend que Lepellelier en portait sur la poill'ine • le gros manuscrit ployé en deux •, le jour m~me où il ful assassiné. Utopie, a-t-on dit. c·esl là le reproche rail au syslème par les adversaires de Lepellelier, el contre lequel son frère le ,défend avec plus de véhémence peul-Mre que t1e préchion. « On dira peul-être de cel' e inslilulion que c'élail un rOve, une ulopie 1•.. Un rêve I Michel Lepelletier était convaincu du contraire. Mais 1ic'esLun rêve pour
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