14S2 HISTOIRE SOCIALISTE sance lie celle loi, puisque toute la classe des citoyens ci-devant itwcli(s, au muirn d"une ta,c moindre que trente sous, jouira du même avantage! • JI est de toute évidence que depuis la classe des citoyens ci-devant inactifs, en remontant jusqu'au propriétaire de mille livre11de rente, tout ce qui se trouve dans l'intervalle a intérêt à la loi. • Même pour le propriétaire de mille lines de rente elle est utile; car il n'est aucun citoyen qui, jouis,ant de ce revenu, ne s'abonne volontiers à cent livres par an I our la dépense de l'éduc.ilion de tous ses enfant~. Ain,i, tout le poids de la surcharge portera uniquement sur ceux c1uipo,sèdenL plus de mille livres de rente. Ainsi, plus du dix-neuf vingtième de la France e,l intéressé à la loi; car, cerlainemenl, il n'y a pas plus d'un vingtième des citoyens dont le revenu excède cent pistolPs. « Dans toute cette partie nombreuse clc la nation, je ne vois de lésés que les célibataires, ou les personnes mariées el sans enfants; car ils retirent zéro. Mais je doute que leurs plaintes 1ous touchent, ceu~-ci ont moins de charge, que le reste des citoyens. • D'après ce sy,tème, 1ous voyez qu'il n'y a que le riche dont la taxe se trou,erail plus forte que ce qui lui en co1Herail pour élernr ~a famille. Mais, dans ,a surcharge même, j'aperçois un douille avantage : celui de retrancher une portion du superflu de l'opulence, celui de faire tourner celle mrabo11dance maladive au soulagement des citoyens peu fortunés, j'ose dire au profil de la ,ociét6 Loule enlière, puisqu'elle lui fournil les moye1,s de fonder une inslilulivn vraimenl digne d'une llépublique, el d'avoir la somme la plus grande cle prospérité, de splendeur el de régénération. • Ecoulez comme Lepellelier s'anime el s'émeut à développer les conséquences humaines et sociales de son système : • J'ose le demander, s·écrie-L-il, où sera maintenant l'indi[!ence? Une seule loi bienfaitrice l'aura fait di,parallre du sol de la France. Jetez le, ) eux sur les campagnes; portez vos regards dans l'intérieur de ces chaumière!; péu6lrez dans les extrémités des villes, où une immense populalion fourmille couverte à peine de haillons; connaissez les détails de ces utiles familles; là même le travail apporlerail l'aisance; mai. la fécondité y ram~ne encore le besoin. Le père el la mère, tous deux laborieux, trouveraient facilement dans leur in,luslrie ce qu'il leur faut pour vivre; mais ce pain gagné péniblement n'est pas pour eux seuls, cresenfants nomùreut leur en arrachent une partie, el la richesse même qu'ils donnent à l'Elal repous:e sur eux toutes les horreurs de la misère. • Là, par l'injusliçe vraiment odieuse de notre économie sociale, tous les senlimenls naturels se trouvent dépravés el anéantis. • La naissance d'un enfant est un accident. Les soins que la mère lui prodigue sont mêlés de regrets el du mal-être de l'inquiétude. A peine les premières nécessités sont-elles accordées à celle malheureuae eréalure, car
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