IIISTOIRE SOCIALISTE 1157 riloires. Outre ce féd.éralisme g003raphique et politique, il e.dstait dans plusieurs 1•illesun fédéralisme civil entretenu par la correspondance des députés attachés à ce parti, en ~orle que les a lmini;;tralions agissaient dans un sens opposé à celui de la Convention. li y avait souvent isolement de ville à ville, suivant que les autorités tenaient pour la Gironde ou ponr la )lonlagnc. Il en résultait un déchirement dans le gou vernemenl, qui aurait fini par la guerre civile. Il avait été reconnu plu,ieurs fois, au Comité de salut public, qu'il était impossible de faire marcher le gouvernemen l avec ce tiraillement; la disjonction était évidente el prochaine. Il fallait donc prendre un parti; la Commune de P<1ris se crut en droit de dicter des coniiti0n,, à tort, sans doute, mais si la Convention eût agi dans son sein, il n'y eût point eu violence an dehor,. » Or, à peine la Gironde fui-elle vaincue, il apparut que le fédéralisme de résistance dont elle était le lien apparent n'avait aucune force interne d'organisation el d'unité. Cc fut la dispersion des pensées el des e!Torts. Quand les Girondins frappés par la Convention se jetèrent aux département;;, ils tombèrent dans un abime aux tourbillons distincts el inc,Jhérenls : ils ne purent créer aucun courant énergique. • li n'y eut point, dit Ilaudot, unirormilé de vues dans les di!Térenls pays el dans les villes qui se soulevèrent contre la Convention après le 31 mai. A Caen, devenue la ca.,it~le de I t Gironde, les gens rich0 ~ de la ville et ceux des campagnes ne voulurent point entendre. parler des théories goul'erne• mentales des Girondins. Les jeunes gens, sans doute par Je conseil de leurs familles, entendaient se soulel'er tout simplement pour rentrer dans le système de l'ancien régime, il; voulaient des droits féodaux, de, privilèges, de la noblesse et Loule la hiérarchie de la royauté. Le général Wimpfcn entendait coordonner l'insurrection du Calvado, avec les projets des armées d'outre Rhin. « Le député Biroteau, envoyé à Lyon par le Comité central de la Gironde, n'eut aucun succès dans celte ville; les in;;urgés s'associèrent presque tous à Précy, qui voulait un roi héré Jilaire de l'ancienne dynastie. « Toulon consentit à se livrer aux étrangers, sans conseil el même sans correspondance avec les Girondins. c Marseille combattait pour être la capitale du Midt. " Ilordeaux même ne voulait pas reconnaitre ;1a Convention, mais ne fit aucune démonstration pour orga>1iser un mouvement en fa>'eur de ses députés. • La Vendée continua ses levées en faveur des nobles el des prêtres, et ne s'occupa nullement de la Gironde. c En sorte que les soulèvements après le 31 mai furent un prétexte, e1 que nulle pari les Girondi11s11e lro11vère111 d'appui à leur S!filème.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==