IIISTOl!l1' SOCIA LSTE bien, pour agir plus fortemenl sur elle, le corn manilant llenriol saurail 1' 0 11velopper de bataillons dévoués à la Révolulion; on ne permellrail pas aux ,el'lionr·aires modérés d'approcher de la Convention; c·c,l là ,ans doute • la mesure secrèle » que les délégués de !'Evêché ne voulaient pas communi 1uer publiquement à la Commune. Et c'est par là aussi que toul lia, lldierL èl Dobsenl répondaient aux récriminations de Yarlel dénonçant la mollrsse de la Commune. Cependant la Convention enlendail un optimiste rapport ùe Barère, e,- pliqua•1l aux départemenh que la journée du 31 mai n'avait été que douceur fraternelle. Il fallail qu'en tombant la Gironde fil le moin, de bruit possiblt•, el Barèr~ ouatait la chute. L1 Convention aùopla l'adresse, malgré les réclamations de L1,ource el de Vergniaud, qui crai~naienl que la Gironde rot engloutie ,ilencieusement el sans que per,onnc s'en doutàl. L'Assemblée, épuisée sans duute de, émotions de la 1eil1,•, ne prolongea pas rn séance: elle se sépara vers cinq heures, c·est-à-dire au moment mème oil la Commune venaiL de décider qu'une aùrcsse menaçanle lui serail parlée. Est-ci• que la Convention se Jouait du peuple? Faudrait-il que les sections révolutionnaires ,e portent au domicile des députés coupables, au lieu d'ol>tenir ùo la ConYenlion justice légale? L~ Cornité de salul pulilic, sans doule sous l'influence de Danton, décid, que la Con1ention serait convoquée d'urgence le soir mfme. C'était pr• clamer orficiel!emcnt la force de l'insurrection, qui ne consentait pa, il attendre, et qui a,,ignait elle-même un rendez•vou, impérieu~ à ceux qu'elle voulait contrain Ire. Pache et Marat, sortanl ensemble du Comité de salut puLlic, courur~nl à la Commune pour lui expliquer l'étal des choses el prévenir un mouvement comulsil. • Je sors, dit le maire, du Comité de salut public, où j'ai été invité il me rendre. Je rai trouvé dans les meilleures dispositions. Il témoigne d'une manière non équivoque le désir du bon ordre et de !"ensemble qui doit pré,idcr à toutes les démarches du peuple souverain auprès de ses représenlants. Marat, qui en a été témoin, vous allestera le même fait. • En effet, quelle est la situation des choses? Nous voulons pré,enler aujourd'hui à la Com·enlion une adresse dont le succès intéresse la RépuLllque entière. Le peuple de Paris, attentif, apprend que la Convc11liona le16 la ,éance. Jt élail à craindre que ce contre-lemps ne danndl lieu à 9uelr;ues excès de la pari de ceux qui se voyaient frustrés; mais le Comité do >alul public a convoqué pour ce soir Lous les membres de la Conver,lion pour mesures urgent.es Nous pou1ons donc i,résenler aujourd'hui notre adresse, et '.\tarai, qui s·esl rendu avec moi dans voire sein, se propose de vous donner un conseil dans celle clrconslance. • C'était bien la politique de Pache qui triomphait : assurer le succès de la Révolution en évllant les chocs tr ,p violents; éliminer la Gironde sans bru-
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==