1380 Hl5TOIRE SûCIALIS'fF; • Le Comeil 11e s'est séparé que le matin apr>.,s•~tre asmré de la tran9uillilé de Paris. • Lïnsurrcclion ne s'étant pas levée encore, le Comité de salut public fit comnie la Convention : Il alla se coucher, Danton ayants rnrtlé la chandelle. L1 Commune, elle, ne dormait pas. Elle allendail les déci~ions de !'Evêché. On peul, en complétant le compte rendu du Moniteur par celui de la Chronique, reconstituer la nuit du 30 au 31. Quanrl le Conseil de la Commune, à l'oU\ erlure de la séance, vers les huit ou neuf heures, a nommé les commi ,aires chargés de le représenter le lendemain malin à la réunion des autorités, convoquée par Lhuillier, Chaumelle l'informe• qu'il existe à !'Evêché une assemlJlée, dans laquelle il y a Leaucoup d'agitation el qui pourrait inquiéter les citoyens. Le Conseil général, pour Oter aux malveillants tout sujet de la calomnier, arrête qu'une députation de quatre de s~s membres se rendra sur-le-champ au lieu de celle as;emblée pour prendre des renseignements ~ur ces opérations el en rendre compte séance tenante. • l\Iais, ~ansdoute, des renseignements nou1eaux, et plus inquiétants encore, parvinrent au Conseil; car le maire se décida à aller lui-même, accompagné de ~h commissaires, à la réunion de l'Evèché. Le Conseil de la Commune avait espéré un moment que l'arrêté du ùéparlemenl suffirait aux délégués révolutionnaires, el il le leur avait e1Hoyé dans la pensée • quïl satisferait tout le monde•· Il ne paraissait pas que celle communication eOLsurf! à ramener sous la conduite des autorités consliluées les forces dïnsurreclion. Pache allait donc s'informer de l'état des esprits cl tenter un dernier elîorl en faveur de ce qu'on pourrait appeler la légalité insurrectionnelle. Pendant son absence, « un membre demande que le Conseil général jure d'ùlre fidèle aux principes de la République et de défendre le; propriétés. • ttail-ce pour re,êlir d'un manteau légal l'insurrection qui se préparaiL? Etait-ce pour donner, au contraire, aux révolutionnaires de rE,êchti un averlis~emenl? JI e;t difficile de le démêler: mais ce qui est sOr, c·e,l que Je Con• seil de la Commune élail hors d'état de prendre des décisions nclle.;, il était comme dominé par la pensée de l'assemblée rnisine, et il allendail : • La di,,. cussion s'ouvre el le Conseil ne statue rien. • Pache se heurta, à !'Évêché, à des résolutions irrévocables, et Il ne put que les constater. li reconnut ,ile que toute insistance serait vaine, car, avant dix heures, il re,eoail à la Commune. C'esL à ce momenl que Garat l'attendait pour l'emmener au Comité de salut public. Pache, laissant Garat dans l'anlichambre, el entrant au ConEeil,• eipose qu'il s'est fait donner lecture des arrêlés pris dans celle assemblée. Le premier consiste à renouveler le urment de respecter les propriétls. Par le second, elle se déclare en insurrection; elle regarde, comme mesure indispensable, la fermeture des barrières. Le maire el
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==