136'.! HISTOIRE SOCIALISTE t;,1ral pari,• aus,i, mais de la façon la plus vague, de ces réunions de Cha - rento11 : • Ll-lns cc mê·mc juur c·esl-à-dire le :lO mai), dans l'un des jours précédent, uu ,ui\anls \je ne puis n~er la date avec cerlilude), le chef de la première ùh·i:;ion de l'intérieur, Ch:impagneu,, me porte un lrùs grand no mbre ,re,emplain•s d'un placard dans lequrl llohespicrre, l\laral, Danton, Chaumeil•' et l'ache, qu'on) appelail l'E,cobar politiqur, sont accusés cle lenir à Charenton des conciliahnles nocturnes oü, protégés par une force armée imposante, ils délihèn•11l ,ur les moyen, d'ori:aniser de nou\'cau, massacre s de ,eplemhre. J,· porte à lïn,lant le placard au Comilé de salut public, el pour Ir lui ,·ommuniquer,je saisis le moment oü ni Danton, ni Lacroix n'étaien t au Comité. Le Comité arr<'lc, sur un rei:ïstre ,;ecret, je crois, que tous les e ,cmplaire; du placard ,eraiml retire•. que le secrel serait c,igé de celui qu i me 1·a,·ait fait rcmellre, cl que jr prendrais des renseignements à Charenton m,'nw. Je n'y connais,ab per;:onne, il y avait trb peu de pcr-onnes à qui on pût ronller de pareilles recherches. Champagneux y connaissait un citoyen dont il me garanti--ail l'honn,'lrlé el la prudence; il lui écrivit, el la rép on-e fut inll11irncnl plus propre à db,iper qu'à confirmer les horribles accusations dn placard. • .-\ coup ,ùr, si l'ache, RoiJe,pierrc, Danton délibéraient, c'élail, au con - lrair,•. 1,our trom cr le moyen de résoudre lil crise sans verser le sant\'el même ,ans entamer la Convention. Même le 2'.I mai, Danton n'avait pas e ncore rrnonc,· toul à foil à celle espérance, cl Hobe,pierrf' n·y renonta que le ~~, mai, quand la Convcnlion eul comrni:; la faule de rétablir la Commbsio n ,les IJouze, el quand la -eclion de la Cité commenta à mellre en bran le les forer, réYolulionnaires. C'est le soir du 20 mai, au, Jacobin~. que Hobesp icrre arnue publiquement lïmpuis•ance de la méthode ld:alc à laquelle il s'l•lail allaché jusque-là. li invite à la résistance la Commune de Paris inquiéto-c de nounau par le retour o!Tensif de la Gironde el des Douze : " Si la Commune de Paris, en particulier, à qui est confié sp, 1cialemenl J,. soin de ,lo•fendrc les intérêts de celle grande cité, n'en appelle point à l'uni,ers enlier de la persécution dirigée contre la liberté par les plus ,ils ronspiraleur~, si la Commune de Paris ne s'unit au peuple, ne forme pas 1n·c lui une étroite alliance, elle dole le premier de ses devoirs; elle ne mérite plus la réputation de popularité donl elle a été ime:,lie ju:;qu·a ce jour. Dan, ces derniers moments de crise, la municipalité devrait résister à l'oppression et réclamer les droits de la juslice contre la persécution de s patriotes. « Lor-qu'il est évident que la patrie e,l menacée du plus pres~nl danger. le devoir <lesreprésentants du peuple est de mourir pour la liberté el de le faire triompher. » l\ohe,pierre se solidarisait d'a,ance avec l'action réYoluüonnaire de
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