Jean Jaurès - La Convention

JIIS'l'Oll\E SOCI.\LISTI! inlrigants qui onl faille m.1lhcur de la Frnnce, cl ,'il voulail nommer un guu- ,·erneur au prince royal, de manière que ,i celle pro;,osilioa e1Hétc a,:rept~P, le peuple était pour jamais rattaché à la tyrannie. Il faut ,avoir que cN homnrn hypocrite est celui qui ,,'oppo,a à la déchl'ance du roi lors 111',•IIP était d,•mandèe par les plus rbauds patriote,. Dapr~, cela, vous dè\tl j111;,·r la faclion donl il e,t l'âme. Partout, clic rappelle la ru)'autè du tombeau; partout, elle aiguise les poignards contre les palriot•·s. • ~lais l\obc,pierre comprend, quelque goùl qu'il ail pour celle polili,111e des rcquisitoires, qu'il n'est plus po,,ible de s'allarder ou de se !>orner a ces ré~dminalions. JI faul montrer une issue. Il ra,;sure le peuple, il ranime ,ou courage el son espoir. li lui rail enlre1oir la pu,,iloilile, la 1:1•,·r,- silè penl-•1lre d'une insurreclion proch.1inc el directe; puis il .tllt'nue p•·u /1 peu celle insurrerlion du p~uple en une ,orle d'insurrnclion de ses rC'fHl'•enlants à la Convention ellc-mOmc. Il me semble que jusque dans le résumé un peu grossier, sans doute, qui nous est 1>arvenu, ce, habileté, ,ubtilr,, ces dégra alions de teinte~, cel é,anouissemenl de l'insurrection ,,n légalité ,e rél'èlenl c11coreà l'esprit allentif. « lie vous effrayez pas de celle roule d'adresses qui vous sont enl'oyées par les marchands contre-révolulionnaircs, par les aégocian b roi alble~. Quand le peuple se lè1e, Lous CéS gens-là disparaissenl. Que le lripmphc momentané de l'aristocratie ne vous effraie pas darnnlage que le succès des i11lriganb dans quelque, ,eclions corrompue,. Le faubourg Saint-Antoine écrasera la seclion du ~lail, comme les san,-culolles de Bordeau, ccraseronL lt•s aristocrate,. Songcl que le peuple de P;ris c,islc encore, que les arbtocralcs sont innombrable:;. Vous devez vous prémunir conlrc les tours du brissolisme. Le, brissolios sonl adroits; mab le peu plu esl encore plus adroit qu'eux. Je yous di,ais que le peu1>ledoil se repo:;cr sur sa force; mab, q11a11tl le peuple est opprimë, quand il 11elui reste plus que lui-même, celui-là ,r,-ait un l(iche qui 11e lui dirait pa., de se lever. C'est quand toutes lt-s loi, ,ont du• tee,, t'e.<tq11a11dle despotisme est a so11comble, c'est quanrl 011/uule a11 c pieds la bonne foi et la pudeur, que le peuple doit s'i11surger.Ce 11101111•111 est an-ivé. Nos ennemis opprimenl ouvertement les palrioles; il, Yeulent, au nom do la loi, replongPr le pcu1>ledan, h misère el J'esclava,:e. Je ne serai jamais l'ami de ces hommes corrompus, quelques lré,ors qu'ils m'olfrenl, j'aime mieux mourir avec les républicains que de lriompher a,ec ces scélé· rats (Ap1da11di. 1 • Je ne connais pour u11 peuple que deux manières d'exisler : ou bien 1u'il ,e ~ouverne lui-même, ou bien qu'il confie ce soin à des ma'ndalairc~. Nous, dôpulés républicains, nous voulons établir le gouvernement du peuple par ses maadalaire~, a,ec la responsabilité; c'est à ces principPs que nous rapporloos nos opinions; mai, le plus souvent, on ne veul pas 11ousentendre. Un si,::nal rapide, ùonnô p~r le pr~sidenl, nous dépouille du droil de suffragP.

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