Jean Jaurès - La Convention

11ISTOIHE SOC1AL1S1'E cl tenues secrète, de tout citoyen de la section contre les émigrés el les prêtre~ déportl's rentrés dons la République», el en général contre tous les ennemi, de li Républiqne une et indivisible. II pourra 11olllme1d· eux de ses membres qui seront autorisés à requérir la force armée, afin d'aller faire des visites domiciliaires avec l'assistance du jngc de paix cl du commissaire de police. DCl'anl ce mouvement confus el spontané des seclions qui élargissaient révolutionnair~menl leurs droits, la Convenlion intervint. Elle régla, en les étendant, lrs atlribulion, des C,)milés de surveillance devenus, de fail cl de nom, <lescomité, révolutionnaires. C'est lo décret du 21 m1rs 1703 : « Il sera formé dans chaque com rnune de la République cl dans chaque section ,les communes divisée, en se clions, à l'heure qui sera indiquée à l'avance rar Je Conseil généra 1, un comité composé de douze citoyens. « Art. 2. - Les membres de ce comité, qui ne pourront être choisis ni parmi les écclésiasliques, ni parmi les ci-devant nobles, ni p_armiles ci-devant seigneurs de l'endroit el les agents de ces ci-devant seigneurs, S'"ront nommés au scrutin et à la pluralité des su!frages. « Art. 3. (rédaction nouvelle du 30 mars). - Sur mille citoyens ayant droit de voter dans la section, il faudra les suffrages de cent pour !"élection des membres qui doivent composer le comité de surveillance. « Art. 4. - Le Comité de la Commune ou chacun des Comités de sections de la Commune sera chargé de recevoir pour son arrondissement les déclaralions de tous les étrangers, actuellement résidant dans la commune, ou qui pourraienl y arriver, elc. ,, Ainsi, c·est seulement sur les étrangers que devait porter la surveillance des nouveaux comités. Mais ceux-ci, élus le 28 mars, ne tardèrent pas à étendre leurs attributions; et ils soumirent à leur contrôle tous les citoyens. Il fallait Nre agréé p ir eux pour obtenir de la Commune un cerlifical de civisme, el cela donnait à ces comités, devenus révolulionnaires de fait comme de nom, un pou1•oir immense. Dutard signalait à Garat, le 13 mai, leur action croissante : • Si vous laissez prendre aux comités révolutionnaires leur ancien empire, qu'en résultera-t-il? C'est que vous ferez tomber entièrement l'esprit public; c'esl que le parti propriétaire !ui-même vous abandonnera et se livrera à la merci de tous les hasards. • JI insiste le 14 : • Une partie de son mal, c'est la Convention qui l'a fait elle-même en éta\Jlissant les comités révolutionnaires; j"aurais désiré au moins, qu'elle les eOt subordonnés à d'autres autorités; qu'elle n'en eOt confié l'administration qu'à des pères de familles, des hommes de 40 ans el domiciliés depuis 30 ans

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