JJ,() JIISTOinE SOCIALISTE dul ahandonncr le champ de bataille. Elle se replia, maintenue encore c11 a,,,,z hon ordre par le général vaincu qui prodiguait son activité el son courag-r comme s'il n'était pas déjà résolu à la trahison. Ah! quelle dut être 1,,douleur de Danlon, à ce coup qui semblail remellre en queslion toute la pirlie qu'on pouvail croire gagnée! liais il n'y a en cc grand cœur ni défaillance, ni amertume, el il garde assrz de force d'à me pour admirer tout haut cc qui ,c mêlait cl'intrépidilé el d'élan à la félonie de Dumouriez. li ne craint ta, cle dire it h Convention, le 1" a\'l'il : « Il faut que mus ~acbil'Z que ce môme homme, en manifestant son opi1,ion contre ta ConYention et contre le peuple français, ce même homme, disjc, par une :-ingularil6 élrantte, par un reste de ,anilé militaire, était con,- tmnmenl, nuit cl jour, à chernl, el que jamais, tant que nous avons été dans la llelgique, il n'y a eu deux lieues de relraile qu'il n'y ail eu un combat. » Dumouriez se répancl en propo~ offensanls el menaçants.li déclare que la r.omenlion c:-l un rama.ssis d'imbéciles conduits par des scélérats. Il déclare qu'il faut en finir a1·ec l'anarchie et rétablir l'ancienne Conslilulio11, celle clc 17(11, c·e~l-il-dire la monarchie Lempérée. ~lais pour poul'oir marcher sur Paris, il faut qu'il ne soit pas inqu:été par J'armfo cnnl'mic. Le :?;; mars, il relient il déjeuner le colonel ~Jack, enYoyé par Ji, génüal autrichien, le prince de Cobourg, pour négocier au sujet des !Jlc«é;;. li >'oune à lui de ses ùesseins et obtient la promesse que le prince de Cobourg annoncera, dans une proclamation, qu'il su,pend les opérations ùc ,;on armée pour permettre au général français de réla!Jlir l'ordre el les lois. Gr,1nde fut la colère du soul'erain autrichien quand il apprit que Cobourg H:1il rnlré dans la l'oie des négociations el al'ait paru garantir l'intégrité Ler- , itorialc de la France à la condition que l'autorité légitime y serait rélaulie. Les appélil8 de l'étr.,ngcr étaient éveillés par ses premiers suc~è,; el il ne lui ,u:fbail pas de rnyali:-er de nouveau la France, il voulait la démembrer.« Déjil, s'écriait l'empereur d'.\llcmagnc, roi de Bohême el de Hongrie, déjà Dumouri z a joué les alliés p~r des négociations perfides lors de la camr agne de L\rgonne. Il ne nous dupera plus. • ~lais il fut aisé au prince de Cobourg de Ili", ·!tirer son engagement, car Dumouriez ne pul réaliser son plan et marcher ::-urParis. Il jeta Ilien le gant à la Convention en arrêtant les commissaires qu'elle ayail envoyés ver; lui pour le sommer de parattre à sa barre. Il saisit Car~us, Lamarr1nc, Quinelle, Bancal el le ministre de la guerre lleurnonl'ille, son ieutrnanl d'hier, el il lrs 1i1Ta aux Autrichiens, sous prétexte d'avoir de~ utages qui répon lent de la ,ie de la reine pendant qu'il marcher.lit sur Paris. ~lais il eut beau aller dans lrs camps haranguer lui-même les soldat-. ellloyer quelques-uns de ses orficiers pour prendre possession, en son nom, de Lille, de Valenciennes, les soldats étaient troublés, hésitants. La Com·enlion, par ,es commissaires de la frontière du ~ford, Ill répandre, dans l'armée
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