IIIS'l'OlRE SOCIALSTE 1163 L·appel aux déparlemenh étail, pour la Gironde, la suprême ressource ou toul au moin< la suprême tactique. Elle sentait que du côté de la Belgique el dP llu•no11riezdes nouvelles terribles allaient ,enir. Elle prévoyait un souli'lf'menl rie Paris, el elle $'apprêtait à refouler les forces insurrectionnelles pari,i '""" en ,'appuyant sur des forces d(lpartementales. Mais comment invnq ,Pr 1•s rlPparlem"1ll, contre Paris au nom rie la liberté, de la patrie et de la l\ivultttio ,, si déjit les dép~rlements de l'Oue,t trahis,aienl au profil des i'ttiiC:I'<'•,111roi el ile l'élranger, la RéYolulion et la patrie? Avouer la gravité rie lïnswrerlion de l"Ouest. c'élail ou bien reconnaitre avec la )lonta~ne que Paris i·l•il le centre cle salul, la sauvegarde nécessaire, le foyer im iolable et ;acrt·, ou Ilien ,e condamner soi•même par un pacle public avec la contreré1olution. D"ailleur;;, la lhès,, de la Gironde, c'étail que tous les désordres. tous les malhenr<. toutes les rlN1iles étaienl la conséquence de l'action des anarl'hi•le, travaillant pour le comple de l'étranger. Dès lors, pourquoi s'épui- ~Pr il comhuttre telle ou telle manifestation du mal? Il fallait en ta,·ir la ,ource. Cl ~urprimer ranar,·.hir. Ainsi, p1r une logique d"aberralion, la Girontle concluait que di•lruire la ~Iontagne étail le vrai moyen cle comhallre rl Pill el tes \'en,léens ré,·ollés. Q,1'on lise, à celle date, le Patriote françai,, el \"on ,erra ,1qurl point l'e,;prit rle la Gironde, fauss6 par tous les paraùo,es cle l'ur.n,eil et rte la rancune, était de,·enu incapable de percevoir le vrai et .le -~uvrr la R-'Yolulion menacée. Il l' avait ~e Ion les Girondins une lriple cm1<pi,w1ù>11: conspiration des anarchi,tc,, conspiration des conlre-rèvolutionnaire~, conspiration cle l'étranger, et dr celle triple con~piration, la hranche e•s•nticlle el maîtresse, c"était la branche anarchiste. C'est sur cellelà ,l'abord qu'il 'allait porlrr la hachP.. « 'Ions avons, <lit le numfro dn iO mar,, dérouverl ces jours derniers ilPs lr,res ,le la triple conspiration tramée à la fois dans toutes les parties clela Franc,', mais re n"élai•ntque de faiblesélincellcs qui annonçaient un terrible inren~ie. Il résulle, rie dépêches communiquées aujourd'hui it la Convention nationale, que les cli•partem••nls de l'flle-e1-V ilaine, de Mayenne et Loire, ùe la Vencli>et,les Deux-Sèvres el do plu,ieurs autres des ci-d evanl provinces de Breta~ne et tle ;llormandie, sont en proie aux horreurs de la guerre civile. Des IJrif!anùs el une mulliluùe égarée, COMllA NDÈS PAR DES ÉlllSSAIRES DES ANARClllSTES, purlcnl partout le fer el la flamme. Cholet e,;l incendié; les rebelles, matlres <leschefs-lieux de clislricl, sonL réunis en corps d'armée, ils onl des arme$, du canon. ils lhrenl des combats, cependtnl les corps administratif. cl lrs patriotes témûignenl le plus grand courage. Déjà les révoltés ont été complèlemcnl battus dans le district de Montaigu, el out lais.é 500 de leurs complices sur la place. " Il Pst aisé de voi,· ici le doigt de Pitt. Ce ministre astucieux croit ne pouvoir mient seconder les armèes des despotes que par une puissante diversion à l'intérieur; il espère sans doute ainsi s'ouvrir par oes manœuvres nos
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