1118 JIISTO!f\E SOCIALISTE ,ans appr-1. ,an, pitié, ~èche en un instant, comme la dévorante ardeur d'un .-il'l implacaule, tous les germes de trahison. c,, n·e,t pas Danton qui avail pris l'inilialive de celle grande el formi- <lahlemesure. A vrai dire, elle a,·ail élé suggérée d'emblée aux révolulionn;ùe, par l'inslincl de conscrYat,on, j'entends celle conservation collective qui ,e confond avec la ,icloire de !"idée. Desfieu,, aux Jacobins, dès le 3 mars, avail demandé la création d'un a tribunal révolutionnaire •· Et Jean Bon Saint-André, qui avait été délrgué comme commi,saire à la -ection du Lonl"re, annonça ùè- le début de la séance du O mars le vœu de cetl•' section : elle voulait qu'un tribunal spécialement établi veillflt audedans pour punir les traitres, les conspirateurs et Irs perturbateur,. Au re;t~, la seclion du Louvre e,pliqua elle-même son vœu que Carrier convertit en m•,tion. Carrier employa le mol « tribunal révolutionnaire•· Dès celle journée du 0, Robespierre, non seulement adhérait à l'idée d'un tribunal révolutionnaire, mais il se prroccupait des moyen" de le composer de patriotes ardenb. De,firux dil aux Jacobin,, dans la soirée du ù : « Je viens de rencontrer l\obespierre qui m·a chargé d'inviter tous les députés de la Convention à se rendre ù leur poste pour achever !"ouvrage quïls ont ébauché ce malin ... li faut organiser sur-le-champ le tribunal révolutionnaire afin que lrs conspirateur" soient jugés promptement, pour donner satisfaction au peuple » )Jais c'e"~ Danton qui, le iO mars au soir, comme la Convention allait se séparer sans aYoir encore conclu, la somma d"aboutir el attira ainsi sur sa tête la responsabilité historique de crlle nécessaire el terrible création : « Je somme Lous.les bons citoyens de ne pas quitter leur poste. Quoi! citoyens, au moment où notre position est telle que si ~1iranrla était battu par Clairfait, cl cela n'est pas impossiule, Dumourie1. enveloppé serait obligé de rnellre bas les armes, vous pourriez vous séparer sans prendre les grandes mesures qu'exige le salut de la chose publique! Je sens à quel point il est important de prendre des mesures judiciaire, qui punissent les conlre-ré,·olulionnaires; car c'e,l pour eux que ce tribunal est nécessaire; c'est pour. eu..r:que ce tribunat doit suppléer au tribunal supdme dr• la vengeance du pt•uple. Les ennemis de la liberté lèvent un front audacieux. En voyant le cilO)Cn honnête occupé dans ses foyers, l'arlisan occupé dans ses ateliers, ils ont la stupidité de se croire en majorité. Eh bien' arrac!te:-les vous-millnes â la vengeance populaire, l'/muumité t•ous l'ordonne. • Ilien u·est plus difficile que de définir un crime politique. liais si un homme du peuple, pour un crime particulier, en reçoit à l'instant le chfltiment, el sïl esl si difficile d'atteindre uu crime politique, n'est-il pas néce,- saire que des lois e\lraordinaires prises hors du Code social, épouvantent les rebelles el atteignent les coupables 7 Ici le salut du people exige de grands
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