084 lllSTOIIIE SOCL\LISTE conf11nclaienl pa, : ils,. aienl -irnp!,•menl rapprochés el coordonnés dans une mômr 1lrmi-l11iga le. 1a lroupc de ligne ne fournissail pas ses cadres aux volonlairrs. Si l'Cux-ci 1•!i,aienl un officier de ligne, c"élail par un libre chi:i t: cl l"ulficier élu (•·a·t p.1r CPla ménv pénélré d"un rs1>ril nou,·,·au, l'esprit de démol'ralie el de l\é1ol11lion dont les rnlonlaires étaienl animés. Le but de la Hé1olution 1t er moment élnil, au conlraire, cle faire entrer les troupes de ligne, ,ans blr«er leur amour-propre cl leurs inlérél,, dan, le ,yslèmeg1'néral de, vulonlaire< .. \irhi re n·csl qu'un délai!. mais hicn signilicalif). c'csl l'uniforme drs rnJ.,nlaires qui dcwnail runiforme commun de l'armée. Ainsi rnrloul, c'c,l par le principe de lï·J,•clion appli 1u(•jusque-Ill pour les volontaires seuls, q111•derai,•nl ,c faire dé,orm tis Loule• les promotions. L'amalgame n'avait p.ts ponr ohjel de rrt'cr une orF(anisalion mililaire distincte de la nation où ron ver,rrail la cohue ries force• impro,·bées. Il avail au contraire pour bul cl'assrirc•r l'unilo de l"armée dans un comm11n espril de démocratie el de lihcrté, el rle faire en r(•alilè des halaillons de lii,:ne, de véritables bataillons de volontaires servant un peu.plus longtemps. c·e,t pour cela que dans la demi-brigadedrux bataillons sur L1·oi,sontde volontaires. Les paroles de Dubois-Cranré sont décisives : •lié! bien! a-l-on dil, égali•rz le, forces, égalisrz les droits; amalgamez un balaillon de volonlairr, avec un hataillon lle ligne. • Je réponds qu'1•n ,uilanl ce•:- ème, au lien <le détruire, ainsi que se resl proposé ,·,,Ire comil1•, tous lt•s vestii;c, de r.111cicnrégime, on les fortifierait, on en clouhlerait !"action cl les dangers. Si un bataillon de ligne est tellement dans la main de ,es officirrs qu'il soit ~u-ceplible du mouvement qu'ils commanderaient, nul doute que I<>bataillon de volontaires qui y serait amalgamé, ay:rnt moins rrcnscmble, moins d'e,pril de corps, étant mélangé cl'hommes qui 11·011lI a, loujour, le patrioli•me pur pour guidr, ne fût complètement subjugué par l'e,pril de la troupe de ligne. Cc ne serail donc plus des volontaires que vous fet'Ïez des soldats rlr lignr; m:iis ce ,erail des soldais de ligne que vous feri<'z de nos volontaires; personne n'en serait la dupe el dès !or, plus do rrcrulemenl, ni p~ur les volonlaires, ni pour la ligne. • ... Si les deux lignes ne sont pas d•'Lruiles, s'il existe un point de déma,- calion quelconquP. <i la troupe de l1g11r 11'rsl pas fowlue da,u les volontaires nationaux (r'est D11hois-Cranré qui souligne). si enfin l'espritdill'èren1, quant au n1gi111einléricur de ces corps, marrhe d~ front sous quc·lque forme, sou, quelque a,<nominalion que ce ~oit, il n,• reste aucun espoir pour le recrulemenl de la troupe de ligne, aucun moyen d'anéantir les préjugés, de rétablir les principes. Ce serait, dit-on, détruire la ciiscipline. De quelle discipline parle-L-on? Esl-ce de celle obc:i,,ance aveugle que Lafa)'elle commanùail à ses sbires? Il y a longtemps qu'on sait que je me suis élevé contre celle monslt uosité. Ah! ~i cllè rOL r~i,té celle tliscipline, si elle n'eûl pas été violée, que de sang eûl coùlé la Ré1r,lulio11?
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==