HISTOlltE SOCl.\LISTE Oî9 -- --- ------------------- méc du i'• bataillon du 1·• n1gin11'nt rlïnfanterir cl des d<'ux bataillon, de vol1111lairP,qni sont le plu, it sa portée. Supposons qu'il faille pourvoir à trois ,acanccs dr lieutenant. Un des trois po,tes ,era 1lun111\ it randcnncté sur toute h demi-brigade; c'est-à-,lire que si lps, aranc,., sont dans un bataillon, ce n'est pas le ~ous-lieutenant le plu, anciP11de ,·e hataillnn, c',·,t I,• souslieutenant le plus ancien de tonte la demi-hrig,, !, IJlli sera nonun, 1 , l\e,trnt deux postes à pourvoir au choix. Ici, ce sont seul<'ml'nt h•s électeurs du bataillon intéressé qui iPteniennent: par e1rmp1,,, s'il faut nomm<'r u11lieu te· nant dans le deuxième bataillon de ,olontaires, les propositions •"rnnl faite, à haute voix et rnr a1-pel nominal, par tous les ,ous-lieut!'11ant,, sergents• major,, ,,,ro;ent~, caporatn fouricrs, capor,tux l'l ,ol<lat, <1,1 hataillon, Mais il, pourrr,nl prendre leurs candidats parmi les ~ou0 -li,•11tc11antsde toute la demi-hri1wdc. Et q,iand ces trois sous-lieutenant,, can·lidats à la lieutenance, auront été ainsi désigné,, le choix définitif sera fait sur cette liste par tous les lieutenants du bataillon. On ,oil que ce système o!Trait aux orriciNs de ligne, dont la Convrnti<,n voulait reconnallro> la fidélité et le dévouement, des garanties très sérieu,es. Ils étaient, en général, plus ancien~ dans leur grade que les officiers des volontaires, car ceux m~mes qui avaient été promu< depui., la \\évolution l'avaient été, pour la plupart, avant la fin de 1701, c'est-à-dire avant l'ai•pel des premiers rnlontaires, l'émi<!ration des officiers nobles ayant commenct• hien plus tôt. Par conséquent, il;; étaient assurés d'avoir d'abord à peu prè, le tiers des promotions réservé à l'ancienneté; et comme l'ancienneté portail sur toute la demi-brigade, les emplois varant~ môme dans les ùeu~ bataillons de volontaires devaient dans une assez large mesure revenir aux officiers du bataillon de ligne, En outre, quand un orfiri,'r d'un bataillon ,le ligne était connu 1,ar son mérite, par ses service,, par son dévouement à la ll~volulion, les volontaires d'un bataillon rnisin rie la mème demi-bl·iga,le étai1!1ll tout naturellement portés à l'appeler parmi CU-', el à lui con,érer mème les grades au choix. Observez, en outre, que dans ce système, très étudié, il y avait llllC combinai~on très babile et un très ingénieux équilibre de l'électio11 par les subo,·• do11aé; et de la cooplatlon par les égau,. Ce sont tous les suhorrloo11es, ùe, sous-lieutenants aux soldats, qui présentent une liste de trois noms µour un emploi de lieutenant; et ce sont tous les lieutenants qui sur ces lrols noms font un choix. El le dernier mol, après une série déterminée a·oµreuves, reste à la puissance élective, au suffrage du bataillon: eo elfet, quand un c ondidal a été présenté trois fois de suite, à u11equatrième présentation il est nommé de droit. Ainsi les choix téméraires, ceux qui résulteraient de la ,ile complaisance de la troupe pour un chel corrupteur qui sèmerait l'ar,(ent ou flatterait l'iuslinct d'indiscipline, peuvent être ou écartés, ou longtemp, ajournés, et cependanL la volonté prolongée du soldat 0nit toujours par 1wêvaloir,
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