Jean Jaurès - La Convention I

IIISTUillE SOCI.\Ll:3'f'J; 811 pareille ,oriélé, ou ,cra langub~anlr, ou sera oblig-ér, pour sa prop:·.. d(•ren-c, de relournrr à cc ~ystème de monopole el de sordide inlérùl, que des lh,··oricicns rabunneur; accuseronl toujours en pure perle.» El en ri·ponsc à celle objection comme en réponse à toutes les autre,, Go,lwiu d il : • 1,·(•galilé pour laquelle nous plaidon, esl une égalité qui se réalisrra rlans un élal de grande perfeclion inl(•lleclncll•. {;ne r/•,olulion aussi heureuse nP peul se produire dans les affaires humaines que lor,quc l'c,pril pu1,lic ,era arrivé à un haut degré de lumière. El commrut les hommes à ce haul degré dr lumière ne reconnallraienl-il, point euï-mêmes 11u'unr \'ir nlleruèc d'ag bhle repo, el de saine activité est infinimenl supérieure à une vie de pare,,,. al,jecte·? Sup(•ricure, non seulement en dignité, mais en joie.,, Dans la communauté égalitaire « aucun homme ne se considèrera luimême comnw lolalemrnl dispensé de robligalio•1 du travail manuel, nul ne ~era paresscn, par silualion ou par vocalion. JI n·y aura pas d·homme a,;ez riche pour se coucher dans unr perpétuelle indolence el pour sengrai,;er !lu travail ,le se, compagnons. Le, mathématicien,, les poi'le, et le, philosophe, puiseront un ~urrroll de f1'1icil1'cl d'énergie dans cc travail des mains qui, revenant par inlCr\'alles, leur fera sentir quïh, ~onl des hommes"· Oès lors, Lous les métiers frirnles et vains ayant disparu, Loule la procédure compliquée d<), sociétés où pnllulent les conOils élanL écartér, les armée, de terre cl de mer élanl abolies, des forces innombrables, aujourd'hui délournérs el pspillées, dcvie ndronl disponibles pour la prorlurlion alJondantc des objets utiles il Lous. Et celle production, même abonda nle, répandue ,ur la tolalilé des citoyen,, ne demandera à chacun d'eu, qu'une faible parl rie ,on temps. li n·i· aura plus d'aristocratie égoïste el 1aine, pour absorber um' 1arc:e parl de la force du lra1ail, comme jadis elle immobili-ail, a1ec se, ,uites f,'odale-, une large parl des forces vives du pays. « Au~ temps féodaux, le grand seigneur invitait les pauHes à venir el à manger des produits de s°'1 fonds, à la condilion de porter sa livrée el de se former en longues files pour faire honneur à leurs hôtes de nohle nai>- :,anre . .\Ltint(•nanl que les échanges sonl plus faciles, le seigneur a renoncé à cc mode assez primitif, et il oblig-e les hommes qu'il enlretienl de son revenu à employer it son seryicc leur habileté el leur indu,trie. • De même que les seigneurs ont licencié lenrs suilt•s Céod1,les,ils de1ronl licencier leurs suites ouvrières, el c'est à la production a·une richesse solide et ttlile ù Lous que loute la main-d'œuvre sera réservée. Il n·y a guère aujour1'hui qu'un 1inglièrnl' de la population qui se livre 1raimenl à un travail utile. • Si none ce travail, au lieu ct·ôlre fait par un pelil nombre des membres de la communaulé, était réparti amicalement ,;ur le tout, il n·occuµerait que la vinglième 1iarlie du Lemps de chaque homme. Si nous comptons que le Lrarnil d'un ouHicr est de di~ heures par jour, quanù nous avons déduit

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