828 IIJS'l'OlfiE SOCJ,\ LISTE ~, ,tè'me élrcloral, mai, de ren,emhlc des lois, y compris les lois dites civiles ci'ui ns,urenl à u1H' cl,is,e le monopole de la propriété et de la puissance . ..\ propos ùc•, ahus du système présent, par exemple à propos des trop larf;<'>pen,ions el émoluments que le goul'erneme,ù distribue aux fonclionnair~, de lnus ordres, c·esl Jusqn·au fond de l'iniquité sociale que va Godwin; c·e,l la mcine ùc loulc richesse, le travail surmené el exploité qu'il met il nu. " Ces pensions el traitements sont pris sur le revenu pul,lic, sur les taxes impo-èc, à la communauté. Peul-êlre n'a-t-on considéré que rarement la nature de l'impôt. Quelques personnes ont supposé que le superflu de la co,nmunaulé pouvait ôlre recueilli el mis à la disposition du pouvoir repré- ,enta'.if ou exécutif. ~Jais c·esl une gro,sc erreur. Les superfluités du riche sJnl ponr la plus grande part inacœssibles à la taxation: Toute ,·ichesse, dan, la ,ocii'lé civUis<'ee, st le pi-oduit de l'/11111wù1P i11d11,trieÈ. tre riclte, c'est essen1it'll,,111e1p1otsséder une patente qui autorise un !tomme à disposer du pl'oduil de lïnd1tstrie a·1111 autre lt1Jmme. La taJalion par suite ne peut tombe,. sw· le 1·ichequ'en tant qu'elle a pour e/Tel de dimilwer son luxe. Mais cela ne se produit que dans wi très petit nombre de cas et à un deg,·é très faible. Son véritable e/let est d'imposer 1111 surcr{)i/ de travail à ceux que le /l'avait a déjà plongés profondémcut dans l'ianorancc, la dégrada/ion et la misère. La partie dominante et 9ouver1w111ede la commimauté est comme lr lion qui cl,as,c ai-ec les wiinwux plus faibles. Le propriétaire dtt sol prend d'abord une part disj.,1'1Jj)Ortio111d,ëuepi·oduit, le capitaliste suit et se montre iyalemenl vorace. t,'t pourtant on J)OW'l'aitse passer de ces deux classrs, sous la fonne où elles apparaissent aujourdJwi, avec un autre mode de ,ociélé. La taxation vient enfin et impose un nouveau fardeau â ce1tx qui sont di'jû courbés jusqu'à terre. Quel est celui qui, appi'lé à choisir et a?Jant vrai111e1u1nt esprit d'homme, accepte,·a de recevoir de l'État, comme salaire, le morceau péniblement qagll'i qui, par lïmpùt, a été arraché à la main du JJfl!JSllll? » Le capilali:;le ùonl parle ici Godwit/, c'est éYidemme11t le grand fermier: c·esl surloul sous la forme de la propriété Lerrienne cl du capitalisme Lerrie11 que l'aristocratie des richesses lui apparaît: et par là il se rnllad1e bien à une époque où malgré les progrè, rapide, de l'industrie el des manuraclures, c'est encore la propriété terrien uc qui apparait, politiquement el économi• quemenl, dominante. )lais Godwin connall aussi le nouve<1u dévcloppcrncul iu~uslriel el dans son plan de la société future il fait entrer un 1.1eneilleux ()rogrès du ma~hinisme. Ce qui est tout à fait remarquable dans Goù,Tin, c'est qu'on trouve réunies en lui les spéculations purement philosophiques cl morales d'un )laLI), les préoccupations pratiques d'un réformateur animé par l'exemple de lJ Hé,olulion française, el les larges rnes d'avenir, les grandes e,pérau~c.
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