lllSTOII\E SOCIALISTE hrables domaines el les innombrables inlérôls nés de la venle des biens tlî.,li•!•. Le lil rc de .\lackinlosh démontre qu'en Angleterre, à la fin de lïOO, !(>, r,µrit, lt's plus calmes, les plus rcfléchis, croyaient à une tranquille el heu· rcu,e érnlulion de la dcmocralit• française. lis admiraient celle prodigieuse ,·r, alion de 1,apirr monnaie qui ~c corl\'erli,sail en richesse solide el en progrès ,uh,tanlirb; ou plu ùl, en celle richesse de papier qui s'enflait soudain, s,• rèfléchi,,ail un ardent cl réel foyer de riehesse el de vie. comme dans le, ,a,Le, n,1t'c, d'or amoncelées se réfléchit la force splendide du solPil. Burke annonçait le prochain écroulement de celle architecture de n11ages, el :\lackinlo,h di,ail: • L"éclat de ces nuées flottante;. de richesse fictive n'est que le reflet de la richesse réelle de la France, animée el enflammée par la Révolulion. • Ainsi, la llévolulion emplissait l'horizon du monde d'un problème éclatant el ml'rl'rilleux. Au contraire de Burke, doril toute la sympathie va à la prop.riélé terrienne comme à l'élémenl le plus ;table el le plus conservateur du ço11sorliwn terrien el industriel qui dirigeait l'Angleterre, Mackintosh ,oil dans la propriélé molrilière, industrielle et financière, la force nécessaire el bienfaisanle. • L'intérèl commercial, ou intérêt d'argent, a été dans toutes les nations de l'Europe prises en bloc) bien moins affligé de préjugés, bien plus libér,11 el plus intelligent que la classe des propriétaires terriens (landed gentry). Les ,ues des commerçants ont été élargies par de vastes relations avec l'humr.- nilé, cl de là l'importante influenct' du commerce dans la transformation libérale du monde moderne (in liberafüing the modem world). :-;ous ne pouvons donc pas nou, étonner que celte das'e d'hommes éclairés se montre la plus ardente dans la cause de la liberté, la plus zélée pour la rérorme po1itiquc. li n'est pas étonnant que la philosophie trouve chez eux àc plus dociles disciple~, cl la liberté des amis plus actifs que dans une aristocratie arrogante et infectée de préjugés haugltt!J and prejttdiccd ari.çtocracy\. La Rérnlulion de 108!!produbil les mornes effets en Angleterre. Les intérêts d'argent formèrent de beaucoup la force clu whiggisme, tanJis qu'en grande majorité les propriétaires ter, iens continuaient à Mre de zélés torys. » Mais l'effet de la llévolution française en Angleterre ne doit pas S<l borner, dans la pensée de )lackinlosh, ù accroitre l'influence politique el sociale de la classe industrielle, commerciale el financière, plus active el libérale que la classe terrienne. C'c,t l'a,·èncmenl de la démocratie, c'est la tendance à l'égalité sociale el à 1'66 alilé politique que salue l'éminentjnriste. S'il approuve la Constituante d'avoir aboli les privilèges nobiliaires, les distinctions des ordres et le si,tème féodal, c·e~l pane que le devoir du législateur est de Lra, ailler le plus possible à la diffusion de la propriété, ou tout au moins
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