Jean Jaurès - La Convention I

IIISTOIHE SOCIALISTE Pill i;eml.Mvoir plus loiu encore que Smilb, cl c'e:;.td'une lueur plu,- ardenLc qu'il eclaire de, huriions plus ,aste~. El il intéresse l'orgueil de toutes les cl,t!<;C:; de la uatiou, du pay-an el de l'ouHier comme du riche spèculat,·ur de la Cité, il l't' magnifique mournm(•nt, à et', promesses plus magnifique; Pncon•. "ais tonte eettr joie, tout cet orgueil de la l'ichessc rroissante, c·,,,l ü ,a con,tilulion kmpéré•e, t,., sl à son l(OUYernemenl mixte oü les classes le, plu, acti\r, de la nation runt équilibre it la prérogative roi ale sans l'anéanlir, que l'.\ngll'lrrre le doit; ir.,-l-elle, pour le dangèreux plaisir d'imiter un autre pruple qui rherclP ,louloureu,emenl son chemin, changer sa Constitution q,rou,ér, sè jeter dans le ba;ard el le désordre de la démocratie illimitée? l'ilt fahait 5en·ir au maintien de la Con,Lilulion la f(randeur in lustril•lll' de l'Anl(lderre; il e,s,,yait dè tourner contre toute velléité de ré1olulion il la françahe les inlérNs les plus positifs el les plus ardents de la nation. El toute, les grande, forces sociales se groupaient autour de lui. .\insi, à mesure qu'on analy,e plus à rond l'étal politique et social de l'.\nglcterre au, e111irons de li 'O, plus apparai,senl entre la France et l'Anglctt•rrc des différence, presque irréductibles, plus s'élart:il aux yeu, de l'obsenaleur l'abime que la llévolulion française aurait à franchir pour loucher le sol anglais. La France ,1\ ail à ahatlre les restes encore accablants du régime féodal ; il n·i a,ail I rt,que plus trace en Angleterre du régime féodal. En France, l'Église possédait, au dùlriment des paysans, une grande partie clu sol. L'Égli,e d',\ngleterre était magnifiquement dolée, mais la plupart d ·s domaim•s ecclé,ia,tiqucs a,aient été, depuis la Ré,•olulion di 1ü8 , séculal'is1's. En France, la hourgeobic, pour ronquérir des garanties, del'ail luller à fonrl rontre presque toute la noblesse ùonl le privilège s'appuyait à l'arhilraire roi al. En ,\ngll'lerre, la nohlc,sc el la bourgeoisie s'étaient alliéè, de bonne hPure el dès le te,nps de la Grande ChMle, pour contrôler les rois; H en t~l!, u11earistocratie nouvelle a,ail surgi, qui ,était enrichie des dépouilles dn rlergé cl qui rormail, avec la grande bourgeoisie indu,trielle, la cla,,e Llir,gcante. En France, toute repré,enlation nationale était su,pcndue d,'puis deu, siècles; el c·e,t seulement p1r ,oie ré,oluli rnnaire que la naliun poumit vraiment co1ir1uèrirson droit. En .\ngleLerre, il y avait depui, de, :,ièclcs unr représentation légale du pays; et l'histoire de la Chambre des Communes était éclatante cl glorieuse. Si étroite que fùtcocore cette représentation, elle pou I ait s'élar ,;ir ~an, secousse. En France, le élé'flcil avait acculé la royaulè à convoquer les i::tals Giinérau~ el à meure la Rùvolution en mouvement. En Angleterre, lt' miuistm l'itlavait, par des mesure,; ,igourcuses, rét,11.Jlil'équilibre llnaocier el prepar6

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