70,] lll'iTOJnE SOCIALISTE L'objet poursuid par les statuts n'était pas la prohibition des coalitions, mais la fhation des salaires, la prév~ntion du manque de foi ou du dommage, re~écution clu contr,1t de service ou les arrangements convenables pour l'apprentissage. Et, bien que les coalitions pour se mêler des objets de ces statut, fussent évidemment illégales, el fussent habituellement prohibées npres,ément, c'éla it une con,équence réciproque que les coalitions formées pour proposer les objets de la législation, à quelque objection qu'elles pussent prNer de la part des patrons, n'étaient apparemment pas considérées comme illégales. « Ain-ile type primitif de coalition parmi les ouvriers - la société pour f.lire appliquer la loi - semble arnir toujours été tacilement accepté comme tolérable. Ilien quïl soit probable que de semblables associations rentrassent, au point de vue juridique, d111<la définition d'association el de conspiration, soit sous le d1·oitcommun, soit mus les anciens statuts, nous ne connaissons pas de cas où elles aient élé poursuivies comme illégales. Nous avons déjà ,-.,conlé, par exemple, comment en 1î20 les tisseurs de laine du \Viltshire el du Somersetshire s'associèrent ou\·erlement pour présenter une pétition au r ,i en son conseil conlre leurs mailres, les riches drapiers. Le conseil pri,·é, loin de considérer l'action des lisseurs comme illégale, prit en considération leur vlainle. El, quand les patrons per;islèrenl à désobéir aux lois, nous arnns ,,u comment, en 17:'>ü, la fraternité des lisseurs de drap de laine adressa une pétition à la Chambre des communes pour donner un effet plus réel au pouYOir·allribué aux juges de fixer les salaires, et obtint un nouvel acte nu Parlement en concordance avec ses désirs. Les coalitions presque perman<•ntesdes bonnetiers au métier, de 1710 à 1800, ne furent jHmais l'objet de 1wursuites légales. Les associations de lisseurs de soie de Londres reçurent une sanction virtuelle par les actes de Spitalfields, les délégués des associations ouvrières par ure nt rég u lièremenl dernn l les j nges, qui fixèrent et revisèren l les prix ùu travail au\ pièces ... » ,lème d'une façon générale, • il ne faudrait pas s'imaginer que chaque as;ocialion dbenail matière it poursuites, et que le leader lrade-unionisle de ce temps passait Loule sa Yie en prison. A cause de l'organisation très dé:"eclucu,c de la police anglaise, et de l'absence de toute poursuite d'olllce, une coalition était habituellement laissée en paix jusqu'à ce qu'un patron se scnlll sufllsammen t gêné par ses opérations pour prendre lui-même la peine de mellre la loi en action. Dans beaucoup de cas, on trouve des patrons qui parai,,ent accepter la coalition de leurs ouvriers ou au moins fermer les yeu, sur elle. Les maîtres imprimeurs de Londres, non seulement reconnaissaient la tr~s ancienne in:,lilu lion de la• chapelle •, mais évidemment, à partir de iî85, ils la jugeaient utile à recevoir el à examiner les propositions des 011uiers, comme un corps organisé. » Ainsi, en 1780 encore, c'est un régime incertain et mêlé, fait l•lut en-
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