Jean Jaurès - La Convention I

702 HISTOIIlE SOCIALIS'rE tn', a!J11si1r,mai, qui pourla11t ne peul donner lieu it une oppression gén6ral,·: 1,mdis q11·011 prul af/irmrr qu'il n'exislr pas en An9lelerrr un seul 1,"u,.,.,. 011 1·,·ierp111·1,NHâI [â_q,, de quarante ans. qui n'ait eu à ,:prout<er, tf,,11 , 1111 11u111f•111 011 dans 1111 11tlrrde sa t'ir, des effets excessivement rüo·s dr• 1 r"I/,• 0;1111·1•.-~i,-1• ri ab,urde loi du domicile. • Oui. m:1i; .\dam Smith 11ï11diquepas quels étaient les avantages qui, aux Y""' r1·u11cgrand!' partie de la classe oul'l'ièrr a11glaise, compensaient ces inco111è11ients.D'abord le5 paroisses 11'<'Laie11plas c,posée• à un soudain aroux dt>mi-ère, rl surtout la difficulté qu'éprournil la main-d'œuvre la plus pauvre ü st' o(•placer prol(•g,,ail les inctu,lries en croissance contre l'offre déprimaule des hras au rabai,. Je ne ,erai:' pas étonné que la loi du domicile el d11cerlifical ail aidé les ou, rier:; qualifiés d'un assez grand nombre d'i11dn;- trie, il maintenir on à élever le, salaires. Plus lard. en l~Uô, quand Pitt, en fidèle di,ciple d'Adam Smith, ,usgère ü la Clwmbre l'idi·e d'abolir ou de remanier radicalement le, lois du domicile cl clu cerlificat, il est Yisiblc q11ïl ne cède pas à une pression de l'opinion; c·csl au conlrai,c contre les prl'jugés pershtauts de l'opinion quïl veut ass1ll'l·r la libre circnlalion du Lra1ail. EL il songe au moins autant à l'intérêt d<•, 1·a1ilalisle,, qui ont be,oin d'une main-d'œuvre abondante el flollante, cJ11·au, intérêts de l'ounier. C'est à une intensification du capitalisme, avec t<utr:' ,es chances b'onnes cl mauvaise;;, qu'il veut ahoutir. • Le mal, dans mou opinion, est causé dans une large mesure par les abus qui se sont glimï~ dans la loi des pauvres de cc pays, el par le mode co11,pliqué d'e,éculio11 de celle loi. La loi des pauvres de ce pay;;, quoique sage clans ,on in,lilulion originelle, a contribué à entraver la circulalion du lraYail el it subslillwr un système d'abu, aux mau, que, dans une pensée d'humanité, • on aYaiLvoulu corriger. Des remèdes défectueux n'ont produit que confusion et 1lé,ordre. les lois du domicile ({mus of settlemrnls) 01tl empêché [ouvrier d'alll'I' sur le marc/u' ozl il pouvait dispo,er dPson industrie à son plus grand arnntayf', rt le capitafote d'employer ta personne qui était qualifiée pour lui procurer la meilleure rémwih-ation dt! ses at'ances ... » li e,L nai que celle loi a reçu des atténuations. • ~lainlenanl les ofliders de paroisse ne peuvent pas 6loigner l'Oul'l'icr uniquement parce quïls craignent qu'il de,ienne une charge. Mais, sou, la JJrcssion d'une dNrcsse temporaire, l'ouvrier industriel (the industrious mechanic) peul èlrc lran~porlé de l'endroit où son acli\ilé serait utile à lui el à Fa famille dans un endroit où il peul être un fardeau cl n'avoir aucun moyen cle !'P soutenir lui-même. Pour remédier à un inconvénient aussi grave, il faut que les lois du domicile soient radicalement amendées. Je crois qu'en a~suranl la libre circulation du travail, en écartant les obstacles qui empéchenl l'industrie d'utiliser elle-môme ses ressources, on irait loin dans la guérison des maux, el on diminuerait la nécessité d'aggraver la taxe des pau-

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