(i02 IJISTOIRE SOCIALISTE co1·e le concours de deux autres circonstances. La première, c'e,t qu'il soit ,·•li,kmnwnt dé111untréque l'entrepl'ise e,t ,rune utilité plus !!rande el p!us gi·nérale qu,, la plupart des entrepri,cs p3rticulières de comm·1ce; et la second,•, c·, ,t qu'elle suit de nature à exiger un capital trop considérable pour ,'lrt' fourni par une société particulièrè. Si un capital modér6suffisait pour' l'entrq11·i-c, ,a granùc utilité seule ne se1ai1 pas une raison pour qu'on dût ériger u1,c comp;ignie par action~, parce que, dans ce cas, il se présenterait bientôt des sp,1culalcur.; p,1rliculiers qui rempliraient ai,ément la demande à laquelle celle ,•nlreprise aurait pour effet de répondre. Ces deux circonstances concourent dans les quatre genres de commcrc~ dont il est question plus haut. .. • l~-✓cc!'té te, q11at,·egenres de commerce dont j'ai fait mention, je n'ai pu parc,,,!ir à m'f'li ,·appele;-aucun autre dans leq11efse troui·ent concourir lr>ut,,,les circon,tance., requisr•s pour justifier l'<'tabl,ssement d'une compar;nie /J'll' actions. La compaqnie de Londres pou,• 1-. cuivre anglais, la com- /1/lgniepour la fonle da plomb, la compagnie po11rle poli d<·sglaces, n'ont ;,as mime le ;,ri1exte d'aucune utilittJ générale, ou seulement particufiète dims les objets dont elles s·occ11pe11te, t ces objets ne pataissent pas oiger des dépenses qui excède11t le.,· facultés d'une réunion de plusieurs furt111u·sprivées. Quant à la question de savoir si le genre de commerce qt.e font ces compagnies est de nature à pou1oir se réduire à une méthode et à des règles assez préci;es pou1· qu'il rn,t susceptible du régime d'une compagnie par actions, ou si ces compagnies out sujet de se vanter de p:·ofit, extr.:ordi1 aires, c·e,t ce dont je ne prétends pas être instruit. Jt y a longtemps que la co11,pag11ipeour l'exploitation des mines est en banqueroute. Un intérêt dans les fonds de la compagnie des toiles d'Edimbourg se vend à présent fort au-dessous du pair, quoique moins au-dessous qu'il n'était il y a quelques mmées. Les compagnies par actions qui se sont établies dans la I ue tl'ètre utilt s à rf:tat en , ncourageant quelques manufactures particulière.-, outre le dommage qu'elles cau,ent en fairnnt mal leurs propre, affaires et en diminuant par là la masse des capitaux < e la société, ne peuvent guère manquer encore, sous d'autrès rapports, de faire plus de mal que de bien. Malgré les intentions les plus droites, la pa1tia!ité iné1ilable de leur directeur pour quelques branche, particulières ce manufactures, dont les entrepreneurs viennent à bout de le séduire el de le dominer, jette véritablement sur le reste un véritable découragement. • J::viuemment, lïnslru11Jent capilali;te des sociétés par actious n·a pas encore I., souplesse el la puissance qu'il aura plus tard, mais le cercle étroil de la vie corporntive est ~risé. Et la grande bourgeoisie anglaise n'a nullement besoin d'un effort révolutionnaire puur en sortir. La société p ,r actions apparait bien encore, même aux libres et audacieu.\ esprits, comme une exccplion, comme une dérogation aux ri'gles cummunes qui im~o,enl à tout cilo)·en, à rai.on de ses obligations, u"e responsaiJilité entière portdnl sur
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