Jean Jaurès - La Convention I

lllSTOlllE SOCIALISTE 5()3 f'raurhi, pour a,,urer !t•s appru, i,ionnrmrnts rl les sub,istancrs des armées, et enfin couccrll'r sur le, moy,·ns <1uïl y aur" ;'t p:·rndrc pour pay,,,. le, dépen,,,; que nous aurons laites ou que nous frrons sur leur lcrriloirc. « You, dr\'e1, prnscr <JU'aumoyen dl' la suppre,,iun drs contribution, anrienrw:-; li':, pt•u;ilcs afîrancbis n'auronl poinl cl1• rrH•nus; ils auront n1cunrs 11 Huis, et le comité des finances cruil qu'il c,t n,•cc,-saire d'ouvrir le Tré-or public .'t lous les peuple.; qui \'Oudront t'tre !ibn••. Q111·ls sont nos trè-or,·? Cr s:onl nos bif'nS Lr•rriloriau\ que non::- a,·ons réalisé~ t•n a!:--si~nat.;C. nn~équrnrn1rnt, en cnlr~tnl dans uu pny~, rn suppl"i111ansles conlril;utiun,, en offr.inl au peuple une parliedc nos tré,01·, pour l'aider à reconquérir ,a lihnt,·, nous lui o//tii'om notre 11101111ar,ù'v•ol111ir,1111"ù·e(,.-lppt,1111/i,,r1,1r1<1s. f'f'//1• 1non1wit• dr,·inu/ra la sù•1uu,; nous n'ouron, pas besoùi a/r;rs tfarftr,/rr ri grwul, frai, d111wmi'rair1' pour lto111·t•rdans le pay< 1111 1mr des {whillrmr,1/< < 1l des l'it:res: un uihnf• infr,•h r.;unira !P., dN1J' peuplt•:; pour C1Jmh11/t,,1• fil (1Jrt11111ie: dè:, {or.,, nous augu1en/Prons notrr propre puissanc1> 1 JHtisqu1•nf.Ju.,; aurum 1111 moyen d','co111Pmc11p1our dii,1ùwe,· ta masse des assiyw,ts citc11la11t en Franc,,, et l'hypothèqur qw• /uw·nù·unt trs bic11, mis sous fa q,11·,fr de la llépubliq11e augmcnt1·ra le cr,'dit de ct•s 111,lmrsa<,iynats. • li ,era possible qu'on ail recours à des conlribulions e~traor1linaircs, mai,; alors la llépul.Jliqur 1-..ançaise ne les fera pas élablir par ses proprrs généraux; cc mode militaire ne scrail propre qu'à jeter dans l'esprit des conlribuables une ùé avcur non méritée sur nos principes. :--;ousne somme:; poinl ac:ents du fbc, nous ne voulons point ,·e,er le peuple: cb bien, ,os commi:;- ;aires, en se concerlant avec le,; adruinislrateurs pro,isoires, lrouvcro11l des moyens plus doux. Les adminblralcurs provisoires pourront établir sur les riches des conlributions cxlraordinaires qu'un l.Jesoin impré,u pourrait e\iger, et les commissaires nationaux, nommés 1iar le pouvoir e.,écutH, veilkront à c,· que les contributions 11esoient pas supportées par la classe laborieu,P et ùuliqrn/e. c·e,t par t,, que 1wu.; ferons aimer au peuple la libe,1,:,- il IIP pail'ra plus rÎ/'n et il admfaistrPra tout. « ,l/ 1,i.; vous n'avc;:; rncore i-ien fait si v1,11sne declare; /,a11temn1t la séverilé de t·os principes contre q11ico11q11veoudrait une demi-liber/,'/ 1"011s voult•; que les peuples clirc qui vous porte: vos a,·1,wssoie,11libres. S'ils se 1·1'concilie11,/a•ec les castesprfrilégiécs, t'Ous ne c/fi-c;:;pas so11//l'ir ce/te tra/lS• action honteuse avec les tyraus. Il faut donc dirr au, peuples qui vouclraicnl conserver des ca,tes privilégiées : Yous ètcs nos ennemis; alor, on les traitera comme tels, puisqu'ils ne voudroul ni liberté, ni égalilé. Si, au contraire, ils paraissent disposés il un régime lihre el populaire, 1ous devez non ,culcment leur donner assistànce, mais les assurer d'une protection dural.Jle Déclarez donc qur vou~ ne traiterez jamais a\'ec les anciens tirans; car les i,euplcs pourraient crainùr~ que vous ne les sacrifiassiez à l'intérêt lie la paix. (Applaudissements.)

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