11:s-ro1ni: SOCl.\l.lSTE --- - ----------- allrmarul, J.,,.pin, omhra<::etl\ rl Ir, plus fcrvenls ne prote,Lèrenl pa,. li leur t•til paru in,en,,, et ,·,n11whit' ,l'opposer lrur palriolismc ,tu progrès pacifique dr 1,1Hi•1olulion et de la liherlé•. Schnbarl lui-111,'m·' écrivail : « lJ"1rnir .iin,i l·'rançai, c,L le )Jiu, grantl bicnfail que 1rni,s1•irna~incr nn \1l,•1.1au J 11ui croit t•tre libre, quand derrièrJ lui claque le fouet du clrspot,·. )) El il con,idérail comme le plus grand honneur d' ,a vie cl'êlrr irn ilé, le ! , juillcl l,Hil, it la fi,tr de la Fralrrnité par le, réYolutionnaires clr Stra,l,ourg, qni dnit'nl en communication con,lanlr an'C la Souabr. ~lais Ir drame c:c ron,cicncc conrmença pour Lous ces J1ommes en Allemagne, quancl ils durr11L prenclr,' parli entre les di1Nse, raclions qui se disputaient la France de la n.-."olulio11, et c1ua1HIJa propagar11lc r(·rnlulionnaire arm(c aborda lrs J,ais all,•mantl-. Presque tnu, ces enlhou,iasles, amis de la liberté, élaienl fil quelque 111,·~ul\' mo11arc!Ji...,lcs. L'n des plus ardt>nls parmi Pll\, George Kerner, qui était allé à Paris pour •'lrc au centr,, même drs (,rénrmenls, élail, au Di, Aoùl, parmi les <léfrnseur, d1•, 'l'nilcries el du roi. Peut-èlre un ,ccrel in,tinct les averti,,ail-il que plus la fü·rnlnlion française se d(,l'eloppail rt pou:;,ait loin ,es con,éque11ce,, plu, l'écart ,ag.::ravait entre ellr el la médiocrité des forces ré10lulionnairc, allemancles. Ils auraient voulu retenir un peu elraknlir « le char de la iléYolulion ", pour êtrl' mieux en élal de le ~uivre. Si l'Allrma;::ne, pour se <·onf'ol'l11erü la France, èlail obli;::i·e 11011 seulement d'abolir les pri,·ilr;::es fi-odanx el l'arbitraire princier, el d'or~aniser la repré,entalion natio11alr, mais encore d'abolir toute rr,lauté el de hri,rr l'Empire, n'allail-elle pas èlre accablée sou, le poi,1, llémesur,·, de l'entrepris,•·? :,.;p risquait-elle ras aussi de per,lrr lonll' chance c1'11uiléen bri,anl ce li!'n de l'a11lorité impériale qui créait seul encore un~ cerhinc communauté de vie publique? c·e,l san, doute par l'elfot t.n mè1Uc inslincl de prurlcncc que la plupart desjeuurs u11iv1•rsilaires ùe Tuhingue et de l'école carolienne étaic11ldc'cœur avec la Gironde contre la .\lonlagrw. Sans doute, ils y élaienl prédisposés par leurs r,•lations a\'ec Strasbourg, où le maire Dielrich, suspect dès la fin de 1,\1~ à la )lontagne, a,·ait cré6 un foyer de Révolution modérée, semi-fcuillaul, semi-girondin. JI,; y étaient encouragés aussi par leur jeune camarade Reinhard qui, précepteur iL llordeaux, élail un partisan p~ssionné de la Gironde el rc,tail en comnrunicalion avec 'l'ubi nguc p~r une correspondance assidue. Et encore, la culture plus fine, plus brillanle cl plus 1ilendue au moins c'élail la légende, des principaux Girondins 6veillail la sympathie des étudiants 11'.\llemag,w, passionnés pour les lumiôres. De loin, el iL lraYcrs les calomnies de ses adver,aires ou le parti pris gro~sier de quelque,-uas de ses amis, la 11onlagne pouvait leur apparaitre comme un sans-culolli,me i::rossier, comme la démagogie de l'ignorance. Et ils se dèlournaienl d'<;lle. c·esl elle aus,i qu'ils rendaient rcsponsallle de toute,
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