HISTOIRE SOCIALISTE ;;11 c'est pour l'humanité toute entière, qui sera a!Tranchie peu à peu par le vigoureux exemple des e,prits libres. « Il est possible que Je public même s'éclaire; oui, c'est possible, el même, si on lui laisse la liberté, c'es I à peu près inévitable. Car il se trouve toujours quelques hommes pensant par eux-mêmes ,1 précisément parmi ceux qui sont officiellement les chefs de la grande foule, qui, ayant secoué eux-mêmes le joug de l'enfance in tellecluelle, propageront autour d'eux le sens de la valeur de la pensée libre et de la vocation de l'hommr à penser librement. Il PESTALOZZI. D'apr~s un dessin à la craie de Deogg, e:zecuté nrs 180-'l. (Gravure extraite de P~stal()zzi, ,1utù bloqraphlqu,, par Guillaume, reproduite avoc l'auLorisaûon do l'auteur.} se peul, il est vrai, que quelques-uns des chef, qui ont jadis appesanti parmi les hommes le joug de l'enfance inlellecluelle, soient contraints de Je maintenir pou~ ie public même qu'ils auront façonné à la servitude, el qui prêtera plus complaisamment l'oreille à ceux de ses guides qui auront été personnellement incapables de s'aITranchir. Tant il est dangereux de propager des préjugés, parce qu'ils se vengent plus tard sur ceux-là mêmes qui en ont été, ou eux-mêmes ou en la personne de leurs prédécesseurs, la cause première. (N'est-ce pas une allusion aux difficultés, aux préjugés, aux fanatismes contre lesquels se brisait l'effort philosophique de Joseph 11?) Il suil de là que le public nepelll arriver que lentemenl à la lumière. Une rtv.olulionpeul am,•11e1 UV. 230. - i!JSTOIRBSOCIALlSTE. - LA CONVF.NTJONATIONALE, LIV, 230.
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