IIJSTOJnF. SOCIALISTE /41 calme dé.,esptrant. • L'ironie 1lut Nrc cruelle aux homme, de la Comm11 11 e, et un feu de colê1c cl rie vengeance brûlait leur cœur. Le bruit courut liientôt pourlant. rommc le note le l'nlriotr Frm1rr1i,, que la Légi~laliw avait retiré son dérrf'l de dis-nlution. Ce n'était pas toul a rait vrai, mais le di•crel qui rt1:c:lail l'organisation de la Commune nonv••lle avait éto modifié. El le décret noure;1u 111én-1",•aitin'lninient plus l'amourpropre hlc,,é de h Commune ré,olnlinnnairP. Il d~rid:iil qu'au lieu fic dt'Ul rommi,~aircs, chaque ~cclion pourrait en nonrnH'rsix au Consril gt'11éral11,, la Cümmune; et il pri•ri,ail que• le, ,·ommb-aire, en e\l'rcicc Il la .\lai,., 11 commune de P.iris, depuis le 10 aoùl ùerni ..r, seraient mcmbr,,, du C·rn,p 1J général de la Commune, à moins qu'ils n'aient été remplarés par lt'urs seclion5 •- Ainsi la Commune rérnlulionnair,' était comme em Ploppée p,1r une vaste Commune h1gale; le Conseil général de la Commune de Paris dev,lit ~lre porté à :!~Smembres, non compris les officiers muniripaut, le maire, le procureur de la Commune et ses substituts. )lais elle était romme r<•investie Pn l!loc, sauf décision contraire des sections. En outre, l'.\s,embli•e déclarait que si lt' nombre des membres du Conseil g1•néral de la Commune était ainsi accru c'ctail pour que celui-ci pùt parer à tous les tra,au,, à tous les ser\'ices qu() le pi•ril de lo patrie allait lui impo,er. Thuriot qui cherchait à guérir les blessures el à maintenir le ~rand rùlc révolutionnaire de Paris tout en brisant les velléités dictatoriales de la Comn,une, arnit rédigé en ce sens de large conciliation patriotique les considérants du nou,eau décret. :\lais malgré cet effort d'apaisement tenté par les plus nobles des reprfscnlants du pays. par ceu, qui étaient purs de la vanité fri\'ole et ambitieu,r de la Gironde, comme du de,poliqueorgucilde la Commune, d'àpres ferment, ùc discorde, de défianre et de haine sub,i,;laient entre la Commune et l'Assemblée. El le, cœurs étaient Mchirés par la rivalité et 11• soupçon au moment m,'me où grandissait le péril de la patrie. Depuis qne ~lt•rlin, IP 17 aoùl, avait annoncé l'investissement de Thionville, le lourd nu~ge de lïnvasion avait marché pesamment de l'est ù l'oue,l: Le :!Oaoùl, c·est Longwy, " la porte de fer de la France •· qui P,l in ,·estie. Le 23 août, ~lerlin de Thionville monta de nouveau à la tribune pour dénoncer les ,iolences, les artes cle barbarie des hordes ètrang~res, el de nouveau il fil la proposition terrible de retenir en otage, les femmes el les enfants des cmigrés. « Trois lettres m'annoncent que le n,•,1u de la guerre désole nos campagnes, que les satellites des tyrans, le rer el le feu à la main, chassent devant eut les malheureux habitants du département de la )losell,•. Ces hordes de barbares, ces Prussiens, ,ont commandé, par no, rompatriolt'', par des Français rebelle~. L'un d'eux, le sieur Bertrand<', aclucl11•111entau service de la Prusse, signale son passage par le J•illage et le~ a-sa,,innt,. Je
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