Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIRE SflCIALISTF. qnrreurs ,les procluits. lb ,uhslilncnt lenr responsabilité à rellc des producteur,. El ,•n même temps, ib delil•1111c11lproducteurs eux-mêmes; ils in,lallrntdan, !t•s grandes ,illes maritime, des mannfactures à eux. • Nc>nsd,•vrions a,•oir honte ~i nous pensions à la pratique rle nos anrèlrl's dans la Compagnie allemandr (la Hanse). 'l'out ce que nons faisons dans le, ,me, ,le lïntéricur, c·esl lhrcr no, proclnit, manufarlnriers à un capilalistc de Brême ou de Hambourg el nous labscr duper par lui. Plus d·un parmi 1,•sfabricants est assez làchP et hesognrux pour vendre à Brême même el il Jlamhourg-,1•lse sonnwttre aux prh 11ucles acheteurs réunis àla Bourse imposent il sa gène ou à son imprévoyance. A peine nos habitants de l'intérieur saYcnt-ib le temps oi, leurs marchandises sont au nwilleur prix. Ils vendent leur hlé apr~, la rnohison, leur lin à la Pentecôte ... Comme les vues de nos arlt'ètrcs 1'taienl lar!(CS, fortes, heureuses! fü se servaient des navires des r,péditcurs des ports : mais ils ne vendaient pas leurs marchandises sur le marl"l1é de Brème, ils ne se linnient pas corp;; el tune à lïo1prévoyance c1·un llamhourgeois. c·esl pour leur propre comptr que la marchandise Nait ,enduc. Aut lieu, dr de;linalion, à Bergen, Londres, Nr11-York, ils a,aienl leurs m1plo)és à eu,, ln1r, propres di•pôts el comptoirs. • ... Ea /lame d'autrr(ois ne co11sidhail les capitalistes drs ports qur rmmnr dr.çf'lltrrp,1.,itnit·rs... Qurprm1•,·me11tlrs homme.~d'alors s'ils savnirnt q11rmai11/rn,mt danç les port., il y a drs (abriqurs de toulf sorte et que de tri 11,,,rlwpea11:rel d1•sbas pr111·e11t r't,·e e.cp,'dù'.çdans lïnlr'ricur? » Et presque toutes les marchanclbes suhissrnt dans les ports une dcrni1'rc façon, apprèl ou teinture. )lœ,er qui démèlr bien les faits, mais médiocrement les 1·amc,, ne dit pas comme )1arx que celle floraison de manufactures dans le, ports tit>nlà ce que, là, les résistances du régime corporalir étaient mninclres. )lais rérllemenl tous les caractères du grand mouvement manufacLurit•rse relrom·enl dan, l'évolution économique de l'Allemagne à la veille de la Révolution française. JI n·y a pas pleineslagnalion et routine: l'Allemagne industrielle, sans avoir l'essor de la France, est dans une crise de tran~rormation qui alleslr la pui-sance de forces jeunes. Dr m,'me que la partie la plus audarieuse el la plus progressive de la bourgeoisie française a échappé, surtout pl'ndant la deuxième moiliô du xv111•giêclc, à l'élreinle du régime corporaur, de mt"•mc les producteurs all~mand, les plu~ hardis, les plus agi-•ants, les plus soucieux de l'avenir, tentent à la même ôpoquc de liriscr le cercle !le la corporation ou ll·rn sortir. George Forster, avec sa pénNranle inlPllit:enre, a noté Ioule cette poussée capilalble, tout ce traiail ohsrur ou érlatanl de transformation. C'est du régime suranné des corporations que meurt ,\ix-la-Chnpelle, el au contraire, hors des prises du sys Lème corporatif, la 1•io,<•conomique e~t puissante cl fourmillante. Les quatorze corporations industrielles el marchandes de la cité s\•puisenl en rivalilôs grossières ou s'immobilisent par une réglemrnlalion étroite.

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